Ministère des Ressources naturelles, de la Faune du Québec
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Plans d’aménagement forestier





Le territoire



 

La Capitale-Nationale est composée à 62 % de terres publiques dont 92 % sont structurées en territoires à statut particulier sur lesquelles interviennent différents gestionnaires et utilisateurs. Ces terres sont principalement concentrées dans la partie nord de la région et sont accessibles en moins d'une heure de route à une population majoritairement urbaine installée sur le territoire privé.


Les paysages du territoire public sont particulièrement riches et diversifiés comme en témoignent, entre autres, les parcs nationaux. Cette diversité est liée avant tout à son relief accidenté et à son couvert forestier, parsemé de lacs et de rivières, offrant des habitats à une faune variée.

Un potentiel diversifié

Le territoire public est propice au développement de l’industrie forestière, touristique et minière en raison des nombreuses ressources naturelles qu'il recèle. La foresterie est importante, puisque 87 % du territoire public fait l’objet de droits forestiers. Les emplois liés à ce secteur devraient connaître une légère hausse au cours des prochaines années. Quant au secteur du bois, il est en plein essor et le milieu régional compte sur celui‑ci pour développer le plein potentiel économique de chacune des MRC de la région (pâtes et papiers, scieries, meubles, portes et fenêtres).

La contribution du territoire public à l’industrie touristique régionale est associée principalement aux activités liées à la nature (activités de plein air, chasse, pêche et déplacements d’intérêt faunique sans prélèvement) et à l’hébergement. À cet égard, plusieurs millions de dollars sont investis dans les parcs nationaux et les réserves fauniques.

La villégiature en bordure de lacs et les sentiers récréatifs sont aussi en demande. Malgré la présence de nombreux territoires structurés, la région pourrait offrir un certain potentiel de développement pour la villégiature. De plus, une attention particulière devrait être portée au développement du camping à l’intérieur d’une vision régionale commune à l’ensemble des partenaires. Les sentiers récréatifs (motoquad, motoneige, randonnée pédestre et ski de fond) représentent aussi des possibilités appréciables.

Le défi est d’optimiser leur développement sur le territoire public. Pour ce faire, une harmonisation des planifications élaborées par les partenaires doit être établie préalablement. La consolidation des réseaux existants et le respect des autres formes d’usage sont ici en cause.

En ce qui concerne la contribution du territoire public à l’industrie minière régionale, elle se résume à l’exploitation de substances minérales de surface. Cette contribution devrait se maintenir dans l’avenir. Le potentiel minéral reconnu jusqu’à maintenant pour les autres substances y est par ailleurs relativement faible.

Vers une meilleure intégration

Dans un contexte où le territoire public est fortement structuré et développé, la mise en valeur et la gestion de ce territoire sont des défis de taille. En effet, la région compte près de 22 870 kilomètres carrés de droits et statuts, soit un peu plus que la superficie du territoire régional (20 962 kilomètres carrés) et une fois et demie celle du territoire public. La superposition des droits et statuts, le fort pourcentage de territoires à statut particulier et la présence d’une multitude d’utilisateurs et d’intervenants traduisent toute la complexité de la gestion et de la mise en valeur du territoire public régional.

Malgré le fait que ce territoire soit fortement structuré et développé, les possibilités de développement et projets actuellement connus, dont la superficie est estimée à près de 410 kilomètres carrés, démontrent que ce milieu peut encore avantageusement être mis en valeur. Cette opération représente un défi sur le plan de la cohabitation des utilisations du territoire public que les différents intervenants ont à relever.

La mise en valeur intégrée du territoire public régional est d’autant plus importante qu’elle s’inscrit dans une volonté régionale de développer le plein potentiel de l’ensemble des composantes territoriales (Ville de Québec et MRC). Pour ce faire, les activités sur le territoire public doivent être développées de façon à en maximiser les retombées économiques dans la région tout en répondant adéquatement aux besoins de la population et en réduisant la pression sur l’environnement.

Voir également

Portrait territorial - Capitale-Nationale (Format PDF, 12,6 Mo)