Ministère des Ressources naturelles, de la Faune du Québec
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À propos de la région


Située au cœur des Appalaches, l’Estrie compte 300 000 habitants et s’étend sur un territoire de 10 000 km2. Reconnue pour son relief montagneux, ses paysages naturels et ses attraits récréotouristiques, la région comprend :

  • 130 lacs;
  • trois parcs nationaux;
  • deux ZEC;
  • deux réserves écologiques.

L’énergie

L’Estrie est active dans la production d’énergies non traditionnelles. Outre quelques petites centrales hydrauliques, la région dispose de deux centrales thermiques qui fonctionnent à l’aide de biomasse. La cogénération d’énergie, qui s’obtient par la fermentation anaérobie du lisier de porc, fait l’objet d’importants efforts de recherche en Estrie. C’est aussi le cas de l’éthanol cellulosique, qui a motivé la création d’une chaire de recherche industrielle rattachée à l’Université de Sherbrooke. La région recèle enfin un grand potentiel technique éolien.

L’activité minière

L’industrie minérale de l’Estrie repose essentiellement sur l’extraction de l’amiante, du marbre dolomitique, du sable, du gravier, de la pierre concassée et de la pierre architecturale comme le granite et l’ardoise. Ces substances, qui sont transformées dans la région, sont destinées à la production d’amendements à haute teneur en magnésie, de monuments, de pierres dimensionnelles et de pierres d’aménagement. L’Estrie produit aussi de la chaux vive à partir de calcaire exploité ailleurs au Québec.

L’industrie forestière et la transformation du bois

Près de 76 % du territoire de l’Estrie est recouvert de forêts composées majoritairement de feuillus et d’essences mélangées. La forêt estrienne présente une grande biodiversité et compte 36 écosystèmes forestiers exceptionnels. Environ 91 % de cette forêt est de tenure privée, ce qui amène près de 10 000 propriétaires forestiers à se partager le territoire. À l’image de sa forêt, l’industrie forestière de l’Estrie est très diversifiée. Elle compte des usines de pâtes, papiers et cartons, des scieries ainsi que des usines de panneaux agglomérés, de placages et de contreplaqués. Enfin , plusieurs entreprises de deuxième et de troisième transformation du bois complètent le tableau.

L’activité faunique

L’Estrie abrite une faune très diversifiée. Outre les cerfs de Virginie et les orignaux, qui sont en abondance, la région peut se vanter d’abriter une population sans cesse croissante de dindons sauvages. Les lacs et rivières de la région regroupent à eux seuls une quinzaine d’espèces de poissons d’intérêt sportif.

Les activités fauniques attirent annuellement plus de 100 000 visiteurs. Près de 40 % d’entre eux s’adonnent à la chasse ou à la pêche sportive. Les retombées économiques de ces activités s’élèvent à plus de 70 M$ dans la région.

En raison de la modification de leurs habitats, certaines espèces animales de la région sont menacées ou vulnérables. C’est le cas de la tortue des bois, du fouille-roche gris, de la grenouille des marais et du campagnol sylvestre, un petit rongeur du Québec que l’on trouve seulement en Estrie.

La villégiature et le récréotourisme

L’Estrie détient un énorme potentiel récréotouristique, notamment à cause de son relief valonné. Cette caractéristique représente un atout entre autres pour la pratique de la randonnée pédestre et du ski.

Grâce à leur gamme variée d’activités et d’installations, les parcs nationaux du Mont-Orford, du Mont-Mégantic et de Frontenac constituent d’importants attributs pour attirer les amateurs de plein air. Les adeptes d’activités nautiques ne sont pas laissés pour compte puisque la région est aussi reconnue pour ses magnifiques plans d’eau comme les lacs Saint-François, Memphrémagog, Massawippi et Mégantic. La proximité de ces attraits des grands centres urbains que sont Montréal et Sherbrooke constitue un atout pour la région.

Les perspectives d’avenir

L’important patrimoine naturel que possède l’Estrie amène les acteurs régionaux à adopter diverses mesures permettant d’en assurer la pérennité. Parmi elles, la protection des espèces menacées ainsi que la restauration et la mise en valeur des habitats fauniques figurent au nombre des priorités. Enfin, la région entend particulièrement mettre en valeur son patrimoine minier.