Au sud, les terres privées prédominent. C’est dans cette partie et le long de la rivière Saint-Maurice que se trouve la majorité de la population et où le développement de l’agriculture domine. Cet axe a joué un rôle important dans le développement économique et industriel de la région.
Toutefois, mentionnons que, de 1996 à 2004, la population de la Mauricie a diminué de 1,9 % alors que celle du Québec augmentait. Cette tendance pourrait s’accentuer jusqu’en 2026. Le fait que les jeunes quittent la région pour étudier et travailler ailleurs serait un des facteurs qui explique cet exode. Afin de contrer cette situation, plusieurs partenaires du milieu socio-économique ont mis au point un plan d’action qui prévoit favoriser la création d’entreprises par les jeunes et leur intégration au marché du travail. Des incitatifs sont envisagés afin qu’ils puissent compléter leur scolarité et se former au niveau professionnel et technique en région.
Un immense potentiel
Les ressources forestières et hydrauliques du territoire public ont favorisé le développement des industries spécialisées dans le domaine du bois ainsi que des pâtes et papiers, et des industries chimiques et métallurgiques. Malgré une forte concentration des emplois dans ces activités, de même que dans le secteur tertiaire, la Mauricie bénéficie d’une structure économique assez diversifiée à laquelle le territoire public contribue de façon significative.
Ces dernières années, la vocation du territoire public tend à se diversifier davantage. Même si la foresterie demeure une activité économique prédominante, on constate l’émergence du secteur récréotouristique avec l’accroissement de la demande du séjour de villégiature haut de gamme en forêt, le tourisme d’aventure et l’écotourisme.
La Mauricie possède tous les atouts pour développer son industrie touristique. Depuis plusieurs années, des établissements de villégiature haut de gamme ont vu le jour aux abords des plans d’eau. De plus, des projets de sentiers d’envergure régionale sont actuellement à l’étude et viendront renforcer l’offre récréotouristique de la Mauricie.
Aménager dans l’optique du développement durable
Le nombre élevé de droits et de statuts consentis en Mauricie témoigne de la diversité des usages observés sur le territoire public. Le développement de ce dernier passe par l’harmonisation des droits existants avec la mise en valeur de nouveaux usages.
L’enjeu est de taille puisque la mise en valeur des nouveaux projets et des potentiels les plus significatifs en territoire public représente un ajout de 2 158 km2 aux 70 759 km2 de droits et de statuts existants, ce qui correspond à un peu moins de deux fois la superficie de la région. Cela démontre toute la complexité de la gestion et de la mise en valeur du territoire public et de ses ressources. À titre d’exemple, le développement de bleuetières en complémentarité avec les opérations forestières constitue un exemple de diversification et d’harmonisation des usages.
Les prochains défis dans la gestion du territoire public consisteront justement à concilier les usages existants et ceux en émergence qui s’inscrivent dans des créneaux d’avenir prometteurs. Un de ces défis réside dans le maintien de la qualité du milieu naturel, des habitats et des ressources fauniques. L’harmonisation des usages actuels et futurs s’avère un gage de développement durable et prometteur pour l’avenir. Les choix de développement et de gestion passent nécessairement par une approche intégrée et diversifiée qui respecte à la fois les besoins de développement et la capacité du milieu naturel.
Voir également
Portrait territorial - Mauricie (Format PDF, 30,1 Mo)
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