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Foire aux questions sur la forêt boréale


La forêt boréale du Saguenay−Lac-Saint-Jean est très diversifiée et couvre près de 90 % du territoire. Il s’agit d’une forêt relativement mature, car plus du tiers de la surface boisée compte des arbres de 90 ans et plus. Cette forêt se compose de :

  • 7 % de forêts mélangées (bouleau jaune, sapin baumier, épinette blanche, cèdre) dans la plaine du lac Saint-Jean et du fjord du Saguenay;
  • 33 % de sapinières (sapin, épinette blanche et bouleau blanc) au sud du 50e parallèle;
  • 59 % de pessières à mousses (épinette noire) au nord jusqu’au 52e parallèle;
  • 1 % de forêts ouvertes (épinette noire) dans la taïga au nord du 52e parallèle.

Chaque année, on y récolte sept millions de mètres cubes de bois, ce qui représente 26 % de tout le bois rond consommé au Québec. Les activités forestières sont responsables de 9 500 emplois directs au Saguenay–Lac-Saint-Jean (2008).

Aménagement et exploitation de la forêt

  1. Comment cultive-t-on la forêt dans la région?
  2. La forêt a-t-elle un avenir dans la région?
  3. Qui est chargé de déterminer le volume de bois que l’on peut récolter en forêt?
  4. Est-ce que la récolte forestière fait l’objet de normes ou de certifications environnementales?
  5. Peut-on parler de déforestation au Saguenay–Lac-Saint-Jean?
  6. La forêt boréale est-elle en régression à cause de l’exploitation forestière?
  7. Pratique-t-on encore des coupes dites « totales » en forêt boréale?
  8. Peut-on récolter le bois après le passage d’un feu?
  9. Couper du bois peut-il être un geste écologique acceptable?
  10. Que veut-on dire lorsque l’on parle de la forêt boréale comme d’un puits de carbone?

Utilisation du bois

  1. Pourquoi la forêt boréale intéresse-t-elle autant les compagnies forestières?
  2. L’utilisation du bois dans la construction est-elle une bonne chose?
  3. Quel est l’impact environnemental qu’entraîne le choix du bois comme matériau de construction?
  4. Outre le bois d’œuvre et les pâtes et papiers existe-t-il d’autres utilisations pour nos ressources forestières?
  5. Est-ce que l’utilisation du bois comme carburant est encore d’actualité?
  6. Comment fait-on pour s’assurer que la forêt peut soutenir tous ces usages à long terme?

Rôle et interventions du Ministère

  1. Le Ministère a-t-il pour mission de protéger la forêt?
  2. Quels sont les grands principes qui guident le ministère des Ressources naturelles et de la Faune dans le choix de ses objectifs de gestion de la forêt?
  3. Quels sont les efforts du Ministère pour augmenter ses connaissances sur la forêt boréale?
  4. Que fait le Québec pour préserver la biodiversité de la forêt boréale?
  5. La mise en marché de produits est-elle la seule préoccupation des forestiers et du ministère des Ressources naturelles et de la Faune?
  6. Quelles sont les règles qui régissent les travaux en forêt?
  7. Les décisions sont prises à quel endroit?
  8. Qui contrôle les activités des compagnies forestières sur le terrain?

Aménagement et exploitation de la forêt

1. Comment cultive-t-on la forêt dans la région?

La sylviculture est la science et l’art de cultiver les forêts. Différentes interventions sylvicoles sont effectuées pour assurer une saine croissance des arbres. À cet égard, en 2008, des éclaircies précommerciales ont été réalisées dans des forêts trop denses, donc moins productives, sur une surface équivalente à 40 000 terrains de football (20 000 ha). L'éclaircie précommerciale (EPC) est une activité de coupe (traitement sylvicole) qui vise à sélectionner et à dégager les jeunes arbres de leurs voisins moins prometteurs qui nuisent à leur croissance. Les arbres préservés sont généralement exempts de malformations, d'insectes nuisibles ou de maladies. Il en résulte une forêt plus vigoureuse et de bonne qualité, dont la croissance en diamètre est beaucoup plus rapide.

2. La forêt a-t-elle un avenir dans la région?

Poser cette question, c’est se demander si la région elle-même a un avenir. L’utilisation des ressources naturelles renouvelables représente le seul choix possible à long terme pour la survie de l’espèce humaine. Le bois est un matériau qui se renouvelle naturellement. Il s’avère le choix écologique par excellence. L’énorme potentiel forestier du Saguenay–Lac-Saint-Jean est porteur d’avenir.

3. Qui est chargé de déterminer le volume de bois que l’on peut récolter en forêt ?

C’est le Forestier en chef qui a le mandat de déterminer le volume maximum de bois que nous pouvons récolter sans compromettre l’avenir de la forêt. C’est ce que l’on appelle la possibilité forestière. Le bureau du Forestier en chef, créé en 2005, est indépendant. Il peut compter sur ses propres ingénieurs forestiers pour procéder à ces calculs.

4. Est-ce que la récolte forestière fait l’objet de normes ou de certifications environnementales?

Certainement. En décembre 2008, au Saguenay−Lac-Saint-Jean, 80 % de la superficie forestière était certifiée en aménagement forestier durable. Une autre portion, soit 13 %, faisait l’objet d’une démarche de certification. Il reste donc 7 % de la superficie à certifier. Cependant, toutes les entreprises forestières doivent respecter rigoureusement les normes d’intervention en milieu forestier édictées par le Ministère.

5. Peut-on parler de déforestation au Saguenay–Lac-Saint-Jean?

On ne peut pas parler de déforestation lorsqu’on remplace la forêt coupée par une autre de même nature. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, la régénération naturelle des parterres de coupe s’effectue dans une proportion de 80 %, le 20 % restant étant reboisé par des plantations d’arbres issus de la même souche que ceux déjà en place. En 2008, 70 millions d’arbres ont été plantés alors que nous en avons récolté environ 50 millions. Cela signifie que nous avons assuré la régénération non seulement des forêts coupées, mais aussi de secteurs ayant subi dans le passé des feux, des chablis ou des infestations d’insectes.

6. La forêt boréale est-elle en régression à cause de l’exploitation forestière?

Pour bien répondre à cette question, il est intéressant de mettre en évidence certains constats du Forestier en chef sur le sujet  :

  • Plus de 60 % de la forêt boréale continue est soustraite de l’exploitation forestière en raison de la limite nordique des attributions forestières qui a été fixée. En effet, selon la Loi sur les forêts, il n’est pas permis d’exploiter la forêt au nord de cette limite sans une autorisation spéciale du ministre.
  • La superficie où il est possible de récolter du bois (territoire sous aménagement forestier) est donc limitée à 35,9 % de la forêt boréale.
  • La récolte forestière se limite annuellement à une superficie représentant environ 1 % du territoire sous aménagement (UAF).

En tenant compte de sa croissance naturelle, il est permis de dire que la superficie occupée par la forêt publique reste stable et est même un peu en expansion si l’on considère nos efforts considérables de reboisement.

7. Pratique-t-on encore des coupes dites « totales » en forêt boréale?

Oui, certainement. La coupe totale la plus utilisée en forêt boréale est la coupe avec protection de la régénération et des sols. Elle est utilisée parce qu’elle s’apparente à ce que fait la nature pour se renouveler. Les coupes totales regroupent différentes méthodes qui visent à recueillir, par portion délimitée de terrain, l’ensemble des arbres à valeur commerciale produits par la forêt.

La forêt boréale est soumise au cycle du feu, aux épidémies d’insectes et aux chablis (arbre renversé par le vent). L’impact de ces phénomènes est spectaculaire. Après le passage de l’un d’eux, le paysage semble dévasté. Toutefois, très rapidement, une nouvelle végétation s’installe et colonise à nouveau le territoire touché. Le même phénomène se produit après une coupe totale. Plusieurs de nos plus belles forêts sont le résultat de coupes totales effectuées dans le passé.

8. Peut-on récolter le bois après le passage d’un feu?

Même brûlé, le bois peut être récupéré, mais attention! Le temps est compté. Au-delà d’un an, les dommages causés par les insectes sur le bois brûlé sont importants. C’est pourquoi après un feu, le Ministère s’empresse de mettre en place des plans spéciaux de récolte pour récupérer le plus de bois possible. C’est l’accessibilité du territoire qui limite parfois son action.

9. Couper du bois peut-il être un geste écologique acceptable?

Certainement, il ne saurait en être autrement. Il faut comprendre qu’une forêt en croissance séquestre beaucoup de CO2. Une forêt parvenue à maturité n’en séquestrera plus beaucoup et agira plutôt comme un réservoir, jusqu’à ce qu’une perturbation majeure vienne recommencer le cycle. La forêt boréale à maturité contient en moyenne 220 tonnes de CO2/ha dans les arbres et plus du double dans le sol et la litière, soit l’équivalent des émissions de 135 voitures pendant un an! Pour prolonger cet effet bénéfique dans les forêts aménagées, les humains doivent faire principalement deux choses :

  • utiliser le bois dans des constructions durables, comme des maisons, plutôt que d’employer des matériaux énergivores;
  • s’assurer de la régénération naturelle du site récolté afin que la productivité de la forêt soit maintenue ou améliorée.
10. Que veut-on dire lorsque l’on parle de la forêt boréale comme d’un puits de carbone?

Le dioxyde de carbone (CO2) est un gaz à effet de serre présent dans l’atmosphère. Plus sa concentration augmente, plus la température terrestre augmente, favorisant ainsi le phénomène des changements climatiques. Les activités humaines impliquant l’utilisation d’énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) émettent du CO2 et contribuent à accentuer le phénomène des changements climatiques. Les arbres en pleine croissance utilisent le carbone pour grandir et le fixent dans leur tronc, leurs branches et leurs feuilles. Lorsque les arbres sont récoltés puis transformés en divers matériaux, ils conservent en eux ce carbone de façon permanente et les nouvelles pousses d’arbres qui viendront les remplacer recommenceront le cycle de capture du carbone. Voilà pourquoi on dit que les arbres sont de véritables puits de carbone.

Utilisation du bois

11. Pourquoi la forêt boréale intéresse-t-elle autant les compagnies forestières?

L’épinette noire domine la forêt boréale. Il n’y a qu’en Amérique du Nord qu’elle est aussi abondante. Elle est reconnue pour la haute qualité de sa fibre qui est longue, élastique et très résistante. Non seulement l’épinette noire produit-elle les meilleurs cartons et pâtes à papier, mais elle est également assez résistante pour être utilisée comme matériau dans la construction de charpentes de maison.

12. L’utilisation du bois dans la construction est-elle une bonne chose?

Absolument! Vous n’avez qu’à penser à la construction « verte ». Quand on pense construction verte, on pense « bois » et on a raison. Pour être qualifiée de « verte », une construction doit répondre aux critères suivants : durabilité, développement durable, matériau renouvelable, efficacité énergétique et protection de l’environnement. Le bois, c’est tout ça!

13. Quel est l’impact environnemental qu’entraîne le choix du bois comme matériau de construction?

Selon le Conseil canadien du bois, une maison moyenne en bois contiendrait 28,5 tonnes de CO2 dans sa structure, soit les émissions de sept voitures durant un an. La fabrication d’une poutre en acier émet 76 kg de CO2 alors que celle d’une poutre en bois absorbe (soustrait) 101 kg de CO2. Considérée sous l’angle de la lutte aux changements climatiques, l’utilisation du matériau bois apparaît comme le meilleur choix sur le plan environnemental.

14. Outre le bois d’œuvre et les pâtes et papiers existe-t-il d’autres utilisations pour nos ressources forestières?

L’industrie des produits forestiers non ligneux est en émergence. Elle cohabite avec la récolte de bois et procure des revenus de plus en plus importants. Elle regroupe quatre secteurs principaux :

  • les produits alimentaires (ex. : fruits sauvages);
  • les produits ornementaux (ex. : sapins de Noël);
  • les produits pharmaceutiques et nutraceutiques (ex. : extrait d’if du Canada);
  • les produits manufacturés ou les matériaux (ex. : résines, alcool, huiles essentielles).

En 2005, la vente de bleuets s’est élevée à 38 millions de dollars et la production de sapins de Noël a atteint une valeur de 50 millions de dollars.

15. Est-ce que l’utilisation du bois comme carburant est encore d’actualité?

Sans aucun doute. On dit que l’utilisation du bois est carboneutre, ce qui signifie que celui-ci ne rejette pas plus de CO2 lors de sa combustion que ce qu’il a accumulé durant sa croissance contrairement aux énergies fossiles. Au Québec, d’importants efforts sont déployés afin de réduire notre dépendance à l’égard des énergies fossiles comme le gaz et le pétrole qui sont des formes d’énergies polluantes et non renouvelables. Sur ce plan, la biomasse forestière, constituée des feuilles et des branches, offre des possibilités intéressantes. Deux formes d’énergies vertes et renouvelables peuvent être produites à partir de la biomasse : l’électricité ou l’éthanol cellulosique. Cette dernière forme d’énergie présente l’avantage de remplacer le maïs dans la production de l’éthanol.

16. Comment fait-on pour s’assurer que la forêt peut soutenir tous ces usages à long terme?

Dans la région comme partout au Québec, nous cultivons notre immense étendue forestière afin de pouvoir en vivre et en jouir, mais surtout pour que les générations futures puissent en faire autant. Pour ce faire, plusieurs étapes sont essentielles à une bonne gestion de cette ressource naturelle du Québec. Les forestiers d’ici s’assurent :

  • de connaître la forêt et ses caractéristiques;
  • d’étudier son évolution;
  • de l’aménager de façon durable;
  • de transformer de façon optimale son bois pour en faire des produits verts;
  • d’innover dans l’utilisation de la ressource;
  • de protéger son sol, son eau, sa flore, sa faune, sa qualité et sa diversité biologique;
  • de respecter son cycle et sa perpétuité;
  • d’innover dans les techniques d’aménagement;
  • d’intervenir lorsque nécessaire lors de catastrophes naturelles (feux, insectes, maladies, etc.);
  • de favoriser la participation du public à sa gestion;
  • de faire un suivi rigoureux.

Rares sont ceux dans le monde qui peuvent se vanter d’avoir accès à une forêt publique qui concilie autant d’usages. C’est un atout pour tout le Québec, ses régions, ses communautés, aujourd’hui et demain.

Rôle et interventions du Ministère

17. Le Ministère a-t-il pour mission de protéger la forêt?

Certainement et c’est ce qui est fait. Plus on utilise la forêt, plus on veut la protéger. Mais on croit parfois, à tort, que protéger signifie « cesser d’utiliser ». Il s’agit plutôt d’utiliser la forêt de façon durable et de faire des choix écologiquement responsables afin de permettre à ceux qui en vivent de continuer à le faire et à ceux qui y pratiquent leurs loisirs de continuer à y avoir accès. Au Saguenay−Lac-Saint-Jean, les chemins forestiers qui nous permettent de pratiquer nos loisirs sont un avantage direct de l’exploitation forestière. Ces mêmes chemins favorisent une intervention plus efficace lorsque les feux font des ravages.

18. Quels sont les grands principes qui guident le ministère des Ressources naturelles et de la Faune dans le choix de ses objectifs de gestion de la forêt?

Ces principes découlent des six critères d’aménagement forestier durable inclus dans le préambule de la Loi sur les forêts :

  • la conservation de la diversité biologique;
  • le maintien et l’amélioration de l’état et de la productivité des écosystèmes forestiers;
  • la conservation des sols et de l’eau;
  • le maintien de l’apport des écosystèmes forestiers aux grands cycles écologiques;
  • le maintien des avantages multiples que les forêts procurent à la société;
  • la prise en considération des valeurs et des besoins exprimés par les populations concernées.
19. Quels sont les efforts du Ministère pour augmenter ses connaissances sur la forêt boréale?

Le Québec investit des ressources considérables pour améliorer ses connaissances des forêts en zone boréale. À titre d’exemple, on y effectue des relevés à partir de quelque 5 700 placettes permanentes d’inventaire forestier. Depuis 40 ans, ces placettes ont été mesurées au moins trois fois. Cet inventaire régulier permet, entre autres, de suivre l’évolution de la forêt. De plus, depuis 20 ans, le Québec effectue aussi un inventaire écologique. En forêt boréale, le réseau compte plus de 15 000 points d’observation écologique.

20. Que fait le Québec pour préserver la biodiversité de la forêt boréale?

Le Québec s’est doté d’objectifs de protection et de mise en valeur des ressources du milieu forestier (OPMV) afin de favoriser une utilisation toujours plus polyvalente de la forêt et un aménagement intégré, c’est-à-dire adapté aux divers utilisateurs et à la conservation des ressources forestières. Voici les cinq objectifs retenus par le Ministère :

  • le maintien de forêts mûres et surannées;
  • des patrons de répartition spatiale des coupes adaptés à l’écologie régionale et socialement acceptables;
  • la protection de l’habitat des espèces menacées ou vulnérables du milieu forestier;
  • la modulation des travaux d’éclaircie précommerciale;
  • la conservation de bois mort.
21. La mise en marché de produits est-elle la seule préoccupation des forestiers et du ministère des Ressources naturelles et de la Faune?

Il n’en est rien. Les activités liées à la faune et à l’écotourisme occupent une grande place en forêt boréale. Ce secteur d’activité est en plein essor au Québec. Sur le territoire de la forêt publique du Saguenay–Lac-Saint-Jean, on trouve nombre de pourvoiries, de zecs, de parcs, etc. Les Québécois, tout comme les visiteurs étrangers, sont de plus en plus nombreux à venir y pratiquer des activités de plein air variées comme l’observation de la faune, la villégiature, le tourisme d’aventure, la chasse et la pêche, la motoneige, le VTT, le camping, l’hébertisme et même la cueillette de fruits sauvages. Chaque planification annuelle ou plan quinquennal des entreprises doit tenir compte de ces différents usages du territoire public. Les adeptes de chasse, de pêche, de récréotourisme et d’écotourisme dépensent quelque trois milliards de dollars par an au Québec. Ces activités représentent plus de 32 000 emplois et des recettes pour l’État d’environ 450 millions de dollars chaque année.

22. Quelles sont les règles qui régissent les travaux en forêt?

Les aménagistes forestiers du Québec doivent respecter le Règlement sur les normes d’intervention dans les forêts du domaine de l’État. Cette réglementation vise à assurer :

  • le maintien ou la reconstitution du couvert forestier;
  • la protection des ressources du milieu forestier, notamment la qualité de l’eau et les habitats fauniques;
  • la compatibilité des activités d’aménagement forestier avec l’ensemble des usages sur le territoire.

En 2005, la législation québécoise a été modifiée pour y introduire le principe de l’aménagement écosystémique. Cette approche vise à assurer le maintien de la biodiversité et la viabilité des écosystèmes tout en répondant à des besoins socio-économiques, dans le respect des valeurs sociales liées au milieu forestier. Pour ce faire, de nouvelles approches sylvicoles sont mises à l’essai et des projets pilotes ont été mis en œuvre, en partenariat avec les milieux régionaux et scientifiques.

23. Les décisions sont prises à quel endroit?

Les décisions sont de plus en plus prises en région. Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune s’est doté de directions générales en région afin de mieux coordonner les prises de décision avec les partenaires du milieu. La Commission sur les ressources naturelles et le territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean a été mandatée par le Ministère pour préparer un plan régional de développement intégré des ressources naturelles et du territoire. Ce plan servira à orienter les décisions du Ministère pour les prochaines années.

24. Qui contrôle les activités des compagnies forestières sur le terrain?

C’est le Ministère qui contrôle l’application du Règlement sur les normes d’interventions forestières qui s’applique à tous les travaux en forêt. Des équipes de contrôle utilisent des techniques de pointe pour faire les vérifications. Les images satellites, les orthophotos et les survols du territoire font aussi partie de nos instruments de contrôle. De plus, chaque rapport d’activité déposé par les compagnies forestières est analysé en tenant compte de l’historique de l’entreprise et de ses habitudes de respect du règlement. Des poursuites peuvent être déposées contre les contrevenants qui peuvent alors être passibles d’amendes.

Voir également