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Depuis l’adoption, en juin 2000, du Cadre
d’orientation en vue d’une stratégie québécoise
et la publication du Plan
d’action stratégique en juillet 2002, des
pas importants ont été franchis. Ces gains ont
été réalisés notamment par la mise en
réserve de nombreux territoires pour la création de
réserves de biodiversité, de réserves aquatiques
ou de parcs nationaux. Ces actions ont été posées au
regard des trois grandes orientations suivantes :
- atteindre une superficie en aires protégées de
l’ordre de 8 % du territoire québécois;
- obtenir une répartition des aires protégées
représentative de la diversité biologique;
- tenir compte des préoccupations, notamment socio-économiques,
des divers intervenants concernés par la mise en œuvre
d’un réseau d’aires protégées.
Le réseau québécois
d’aires protégées
compte plus de 1 800 sites naturels qui répondent à la définition d’une aire protégée. L’ensemble de ces sites, réglementés et gérés en fonction de 22 désignations juridiques ou administratives, couvre une superficie
de près de 80 000 km2, soit 4,8 %
du territoire québécois.
Le rôle du Ministère
Les responsabilités du Ministère
à l’égard des aires protégées
sont multiples. Il est responsable de l’encadrement légal,
de la gestion et des politiques se rattachant aux habitats
fauniques, aux écosystèmes forestiers exceptionnels, aux refuges fauniques,
et à quelques sites reconnus comme milieu naturel de conservation volontaire (sites sous la responsabilité
de la Fondation de la faune du Québec) S'ajoute également deux autres statuts
actuellement en élaboration, soit les refuges biologiques
et les sites géologiques exceptionnels. Enfin, compte tenu de la nature des activités qu’il encadre, le Ministère collabore avec le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs à différentes étapes du processus de création des réserves de biodiversité et des réserves aquatiques. Depuis l’adoption de la Stratégie québécoise sur les aires protégées, le Québec compte plus de 45 réserves de biodiversité projetées, pour une superficie de près de 35 000 km2 , et 7 réserves aquatiques projetées couvrant plus de 5 000 km2.
Les habitats fauniques
L’habitat faunique est un
lieu naturel où une ou plusieurs espèces trouvent
les éléments nécessaires à la satisfaction
de leurs besoins fondamentaux en matière d’abri, d’alimentation
et de reproduction. Ainsi, des neuf types d’habitats
fauniques cartographiés et protégés
sur les terres du domaine de l’État, sept sont reconnus à titre d’aire protégée, représentant près de 6 000 km2 . Il s’agit
de :
- l’aire de concentration d’oiseaux aquatiques,
- la héronnière,
- la colonie d’oiseaux
(en falaise – sur une île ou une presqu’île),
- l’aire de confinement du cerf de Virginie,
- la vasière d’orignaux,
- l’habitat du rat musqué,
- ainsi que l’habitat d’une espèce faunique menacée
ou vulnérable.
Les écosystèmes forestiers
exceptionnels
La préservation des écosystèmes
forestiers exceptionnels contribue à maintenir la diversité
des écosystèmes et des espèces qui caractérisent
la forêt québécoise. Les espèces connues
et inconnues qui vivent dans les forêts anciennes, les forêts
rares et les forêts refuges d’espèces menacées
ou vulnérables pourront ainsi continuer à bénéficier
des habitats particuliers qu’on y retrouve. Rappelons que
le maintien de la diversité biologique est l’un des
critères de l’aménagement durable des forêts
et ce, tant à l’échelle nationale qu’internationale.
Au Québec, ces critères font partie des dispositions
préliminaires de la Loi sur les forêts. À ce
jour, le Ministère a conféré un statut d’écosystème
forestier exceptionnel à 123 sites
(77 forêts anciennes, 30 forêts rares et 16 forêts refuges d'espèces menacées ou vulnérables), couvrant une superficie totale de 229 km2.
Les refuges fauniques
Encadrés par la Loi sur la conservation
et la mise en valeur de la faune, les refuges
fauniques sont des territoires de petite dimension
(moins de 15 km2) visant à préserver l’intégrité d’un habitat faunique d’importance, reconnu à l’échelle régionale ou provinciale pour sa productivité faunique, sa densité et la diversité faunique qu’il renferme, ou encore pour le support qu’il représente pour une espèce rare, menacée ou vulnérable. Les onze refuges fauniques désignés
sont associés à différents milieux humides
du Saint-Laurent et couvrent une superficie totale de 22,7 km2.
Milieu naturel de conservation volontaire
Quelques sites sous la responsabilité
de la Fondation de la faune du Québec sont
également reconnus à titre d’aires protégées.
Le plus souvent associés à des milieux humides riches
au point de vue de la biodiversité, ces sites font tout au
plus quelques kilomètres carrés chacun. Les ententes concluent avec les propriétaires privés visent
le maintien de l’intégrité écologique
de milieux favorables à l’abri, l’alimentation
et la reproduction de la faune.
Nouveau statut d’aire protégée
en élaboration
Les refuges biologiques
Dans le but d’assurer la conservation intégrale de vieilles forêts sur une portion équivalente à 2 % de la superficie forestière productive d’une unité d’aménagement (UAF), le Ministère a prévu instaurer, parmi les objectifs de protection et de mise en valeur du milieu forestier (OPMV), la notion de refuge biologique. Ces refuges constitueront de petites aires protégées (de l’ordre de quelques kilomètres carrés) qui contribueront à l’atteinte des objectifs de protection du territoire québécois par leur grande diversité d’écosystèmes et leur répartition sur l’ensemble du territoire forestier sous aménagement.
Les sites géologiques exceptionnels
La création de sites géologiques exceptionnels est importante afin d'assurer la protection et la conservation de la diversité géologique, c'est-à-dire de toute la variété des éléments géologiques que recèle le Québec, de même que des éléments rares ou exceptionnels qui pourraient être menacés par des phénomènes naturels ou des interventions humaines. Ce faisant, le Ministère vise à favoriser une meilleure connaissance de la géologie et de la géomorphologie du Québec et de mieux comprendre les éléments qui les composent. Ainsi, la Loi sur les mines a été amendée pour introduire le concept de site géologique exceptionnel (SGE).
Voir également
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