Ministère des Ressources naturelles, de la Faune du Québec
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Plans d’aménagement forestier





Clin d'œil sur les ressources naturelles


La région de la Capitale-Nationale, qui couvre une superficie de 20 962 km2, est composée à 62 % de terres publiques, principalement situées dans sa partie nord. Plus de 90 % du territoire public possède un statut particulier, soit :

  • deux réserves fauniques (en partie);
  • sept zones d’exploitation contrôlée (ZEC);
  • trois parcs nationaux;
  • vingt-trois pourvoiries.

La région compte quelque 666 000 habitants, dont près de 80 % sont installés sur le territoire de la ville de Québec. La nation huronne-wendate occupe le territoire de la réserve indienne de Wendake, qui se situe en pleine zone urbanisée. Dans la partie nord de la réserve faunique des Laurentides, une portion du territoire compose le Nitassinan de la communauté autochtone de Mashteuiatsh.

L’industrie forestière

Les terres à vocation forestière s'étendent sur 17 154 km2, soit 87 % de la superficie continentale de la région. Les forêts de tenure publique représentent à elles seules 70 % de cette superficie.

La région de la Capitale-Nationale compte 26 entreprises de transformation du bois qui génèrent en moyenne plus de 2 000 emplois directs annuellement. L’industrie forestière regroupe surtout des scieries, des usines de parquets, de portes et fenêtres ainsi que de moulures. Environ 2 % des approvisionnements de ces usines proviennent de l’extérieur du Québec, 10 % de la forêt privée, 13 % de la forêt publique et 75 % sont des résidus de première transformation issus d’usines du Québec. La valeur annuelle des livraisons relatives au secteur forestier se chiffre quant à elle à une moyenne de 1,5 milliard de dollars, ce qui représente 6,8 % des livraisons totales au Québec.

L’activité faunique et le récréotourisme

La chasse et la pêche se pratiquent principalement en territoire public. On dénombre plus de 80 000 pêcheurs sportifs et près de 30 000 chasseurs. Dans la région, les 2,6 millions de jours consacrés à des activités récréatives rattachées à la faune génèrent annuellement des retombées économiques de 125 M$. Quelque 1 000 emplois sont associés à ces activités.

La demande pour des emplacements de villégiature privée est très forte dans la région bien que peu de terres publiques se prêtent à ce type de développement. Par ailleurs, la région dispose d’un vaste réseau de sentiers en tous genres qui totalise près de 4 000 km.

L’hydroélectricité et l’exploitation minière

La région compte dix petites centrales hydrauliques. Neuf d’entre elles sont privées alors que la dixième est exploitée par Hydro-Québec.

La Capitale-Nationale est la deuxième région productrice de pierre architecturale en importance au Québec. Elle est également reconnue pour ses exploitations de pierre calcaire. Un important gisement de silice très pure est d’ailleurs exploité dans Charlevoix. La région dénombre aussi plusieurs exploitations de sable et gravier ainsi qu’une exploitation de tourbe.

Les perspectives d’avenir

Bien que le territoire soit fortement structuré et développé dans la Capitale-Nationale, le potentiel des projets en devenir démontre que ce milieu peut encore être avantageusement mis en valeur. Pour ce faire, les différents intervenants auront pour principal défi de travailler à la cohabitation des utilisateurs du territoire public.

La mise en valeur intégrée du territoire public régional s’avère d’une importance capitale dans la mesure où elle s’inscrit dans la volonté de développer le plein potentiel des composantes territoriales. Pour y arriver, il importe de développer les activités sur le territoire public de façon à maximiser les retombées économiques régionales. Ces activités devront répondre de façon adéquate aux besoins de la population tout en minimisant les effets sur l’environnement.

Les projets de villégiature, de développement de sentiers récréatifs ainsi que ceux issus des secteurs d’activités éoliennes, fauniques et de la deuxième et troisième transformation du bois figurent au nombre des projets de développement régional.