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Récente dans l’histoire municipale québécoise, la région du Centre-du-Québec compte une population de près de 230 000 habitants et une superficie de 7 332 km2. Sa zone rurale dominante couvre environ 94 % de l’ensemble du territoire. Celle-ci comprend les municipalités régionales de comté (MRC) Arthabaska, de Bécancour, de Drummond, de L’Érable et de Nicolet-Yamaska ainsi que les communautés autochtones Odanak et Wölinak de la nation Abénaquis. |
L’énergie
L’énergie électrique produite dans le Centre-du-Québec représente plus de 3 % de la puissance totale à l’échelle du Québec. Le parc de production d’électricité de la région comprend la centrale nucléaire Gentilly-2 ainsi que la centrale thermique de Bécancour, qui fournit l’électricité à partir de produits pétroliers. La région compte également une usine de production d’hydrogène (elle aussi située à Bécancour) et dispose de 18 permis de recherche de pétrole et de gaz naturel pour une superficie de 295 274 hectares.
L'activité minière
L’exploitation minière au Centre-du-Québec est principalement axée sur l’extraction de la tourbe, de la pierre, du sable et du gravier. Bien qu’elle ne figure pas parmi les activités régionales les plus importantes, l’exploitation minière amène des retombées économiques intéressantes.
Le domaine forestier
La très grande majorité des forêts qui couvrent le territoire de la région relève du domaine privé. Environ 9 500 propriétaires forestiers se partagent ainsi 3 432 km2 de terrains forestiers productifs et accessibles. L'industrie de la transformation primaire du bois regroupe 23 scieries, une usine de placages et de contreplaqués ainsi qu’une industrie de deuxième et de troisième transformation du bois. La région regorge d’importants peuplements d'érables. Près de 825 producteurs de sirop d’érable sont présents sur le territoire du Centre-du-Québec. Grâce à leur travail, l’exploitation et la culture de l’érable à sucre constituent une activité d’envergure dans la région.
L’activité faunique
Le Centre-du-Québec partage avec la Mauricie la plus importante halte migratoire printanière du fleuve Saint-Laurent : le lac Saint-Pierre. Année après année, de nombreuses espèces d’oiseaux, dont un nombre phénoménal d’oies des neiges, s’y donnent rendez-vous. Grâce à sa plaine inondable, cette impressionnante étendue d’eau constitue un milieu naturel humide d’une grande richesse biologique. Désigné réserve mondiale de la biosphère par l’UNESCO, le lac Saint-Pierre abrite un grand nombre d’habitats fauniques et d’espèces aquatiques dont les perchaudes, les dorés noirs et jaunes ainsi que les esturgeons jaunes. La pêche commerciale y est aussi pratiquée. La région comprend enfin quelques grandes rivières qui permettent aux amateurs de s’adonner à la pêche sportive. Chaque année, la région accueille environ 20 000 pêcheurs sportifs et 12 000 chasseurs. La principale espèce de gros gibier prisée pour la chasse sportive est le cerf de Virginie.
Les perspectives d’avenir
Les ressources naturelles représentent un bon potentiel économique pour le Centre-du-Québec. Que ce soit grâce à la mise en valeur de ses forêts, aux richesses biologiques du lac Saint-Pierre, à la pêche sportive ou aux diverses activités touristiques. C’est aussi en misant sur des créneaux d’avenir comme le meuble, le bois ouvré et les papiers spécialisés que la région poursuit son développement économique.
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