La région de la Côte-Nord couvre un vaste territoire de 351 523 km2, ce qui représente 21 % de la superficie du Québec. Elle est la deuxième région en importance après le Nord-du-Québec et son territoire public compte pour 99 % de la superficie régionale. Sa population, qui s’élevait à 95 948 habitants en 2006, se distingue par la présence de trois communautés culturelles : francophone, anglophone et autochtone.
L’hydroélectricité
La Côte-Nord est l’une des principales régions productrices d’électricité, comme en témoigne l’importance de ses nombreux complexes hydroélectriques installés sur les rivières Bersimis, aux Outardes, Manicouagan, Sainte-Marguerite et Toulnustouc. Les installations nord-côtières d’Hydro-Québec comptent en effet pour plus de 30 % de la puissance installée totale au Québec. À cela s’ajoute la production d’une douzaine de petites centrales hydroélectriques privées qui sont disséminées de part et d’autre dans la région. Enfin, la concrétisation d’autres projets hydroélectriques, la réfection et l’amélioration du réseau actuel de même que le développement du potentiel éolien constituent un apport économique régional important.

L’exploitation minière
La Côte-Nord est reconnue mondialement pour ses mines de fer et d’ilménite. L’unique gisement de fer en exploitation au Québec est d’ailleurs situé à Fermont et la seule mine où l’on exploite du fer et du titane au Canada se trouve près de Havre-Saint-Pierre. Le potentiel évident de la région en minéraux industriels et en métaux usuels tels que le nickel et le cuivre offre aux compagnies minières de grandes possibilités d’exploitation. En 2006, la Côte-Nord comptait 19 400 titres miniers actifs. Grâce au potentiel hydroélectrique de la région et aux installations portuaires, les deux grandes alumineries présentes à Baie-Comeau et à Sept-Îles contribuent à alimenter plus de 30 % de la production québécoise d’aluminium.

Le domaine forestier
La forêt occupe 73 % du territoire nord-côtier, soit 198 936 km2 . Elle représente la plus vaste superficie boisée de la province. Sur la majeure partie de son territoire, la forêt boréale, qui se compose en grande partie d’essences résineuses occupe une place importante. Le secteur primaire de transformation se limite principalement à la production de papier journal et de bois d’œuvre. L’industrie forestière, dont les activités se déroulent principalement à l’ouest de la région, dispose d’une possibilité forestière de 3 952 900 m3 de bois.
L’activité faunique
La Côte-Nord se distingue de par des ressources fauniques abondantes et diversifiées. La chasse à l’ours noir, à l’orignal, au cerf de Virginie de l’île d’Anticosti, la pêche au saumon atlantique, à l’omble de fontaine et d’autres espèces contribuent au développement de l’économie régionale. Ces activités génèrent plus de 80 M$ en retombées économiques annuelles. De nombreux territoires fauniques structurés mobilisent quant à eux plus de 22 000 km2 du territoire public. La région regroupe :
- une réserve faunique;
- 12 zecs;
- 90 pourvoiries avec ou sans droits exclusifs, dont certaines se démarquent par une offre de calibre international.
La villégiature et le récréotourisme
Sur la Côte-Nord, un peu plus de 6 400 baux de villégiature ont été délivrés afin de faciliter la pratique d’activités récréatives. Grâce à la diversité de son territoire, la région attire de plus en plus d’adeptes de l’écotourisme, intéressés entre autres par les activités de plein air et l’observation des baleines.
Les perspectives d’avenir
La Côte-Nord recèle des richesses naturelles qui lui valent la désignation de région ressource. Dans un avenir immédiat, les décideurs de la région misent notamment sur la consolidation des activités du secteur primaire, la diversification économique ainsi que l’harmonisation des divers usages. Le partage d’une vision régionale commune de l’aménagement et de la mise en valeur des ressources naturelles et du territoire de la Côte-Nord constitue un atout indispensable au développement socioéconomique. Tous ces enjeux représentent un défi de taille pour les Nord-Côtiers, les communautés autochtones et aussi la population du Québec.
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