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La Côte-Nord est à la fois l’une des régions les plus étendues et les moins peuplées du Québec. Le territoire public représente près de 99 % de la superficie de la région. Il recèle des richesses naturelles qui lui confèrent l’appellation de région-ressource. L’abondance et la variété de ces ressources favorisent la réalisation de toute une gamme d’activités qui contribuent tant au maintien et à la création d’emplois qu’à la qualité de vie de la population. |
Les ressources naturelles, l’assise du développement régional
La région de la Côte-Nord offre une faune variée qui permet la réalisation d’activités d’observation et de prélèvement faunique. Ces activités génèrent des retombées économiques appréciables. Les activités forestières représentent, pour leur part, le premier secteur économique régional et elles sont suivies de près par les activités minières et métallurgiques. Parallèlement, se développe un important réseau d’aires protégées. En effet, l’étendue de la région, ses caractéristiques biophysiques et ses secteurs géographiques, parfois sauvages et inexplorés, incitent à la protection de portions significatives de territoire. En 2006, près de 20 000 kilomètres carrés ont été désignés à des fins de réserve de biodiversité et de réserve aquatique projetées.
La région possède un important réseau hydrographique qui a permis le développement de l’imposant réseau hydroélectrique de la Côte-Nord. Les grands bassins et les nombreuses lignes de transport d’énergie témoignent de ce potentiel toujours présent. Cet élément a d’ailleurs influé dans la décision de grandes industries de s’installer dans la région.
L’estuaire et le golfe du Saint-Laurent soutiennent, entre autres, les activités de pêche commerciale qui procurent plus du quart des valeurs de pêche au Québec. Toutefois, l’instabilité que connaît ce secteur d’activité depuis une dizaine d’années représente un défi supplémentaire dans la lutte pour le maintien de plusieurs localités.
En ce qui concerne le développement récréotouristique, le Saint-Laurent constitue également un milieu naturel d’envergure. Les activités d’interprétation et d’observation du milieu marin sont reconnues mondialement et elles positionnent la Côte-Nord comme destination de choix. Plusieurs projets thématiques, tels que la route des baleines, le sentier maritime et les sites qui constituent des accès et des fenêtres sur le fleuve, convergent tous vers une mise en valeur de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent.
Développer de nouveaux créneaux
À l’instar des autres régions-ressources, sa structure économique repose fortement sur le secteur primaire. La région se distingue par son taux d’exportation le plus élevé au Québec. Pour ces raisons, la capacité, la préservation et la régénération des diverses ressources associées à la conjoncture économique mondiale sont déterminantes, mais également garantes de la santé économique de la région.
De même, les conditions du marché et les variations démographiques sont parfois intimement liées. Ainsi, des diminutions de population ont coïncidé avec la fin de grands projets ou la crise du fer des années 1980. Cette corrélation soulève l’importance de miser sur la diversification de l’économie, notamment par la transformation des ressources en région, qui demeure toujours une des conditions au développement socioéconomique régional.
Dans cette perspective, le déploiement de nouveaux créneaux d’excellence représente une avenue intéressante et primordiale puisqu’il permet une modulation du développement selon les particularités régionales. La réflexion du milieu s’oriente notamment sur des créneaux propres à la région :
- l’ingénierie des procédés industriels miniers et métallurgiques;
- les ressources, sciences et technologies marines.
D’autres créneaux ont également été déterminés dans une optique d’association avec d’autres régions offrant les mêmes possibilités ou sont actuellement en évaluation :
- l’utilisation et la transformation de la forêt boréale;
- la phytogénétique et la production de pommes de terre et de petits fruits nordiques;
- la production, le transport et l’entreposage d’énergie.
Alors que la Côte-Nord possède tous les atouts nécessaires à un développement socioéconomique dynamique et durable, son étendue, son éloignement des grands centres et son accessibilité limitée représentent un défi quotidien pour les intervenants régionaux. Ces derniers doivent en effet composer avec des coûts plus élevés pour le transport des personnes et de la marchandise, des coûts supplémentaires liés au contrôle et au prélèvement des ressources en plus de fournir des efforts soutenus pour s’assurer de la représentativité des populations lors des exercices de concertation.
La Côte-Nord se caractérise par la démesure et la diversité. Toutefois, en dépit de son étendue, il reste très peu de terres publiques qui ne soient pas déjà utilisées ou n’aient pas fait l’objet d’affectations. À cet effet, la superficie des droits et statuts consentis représente une fois et demie la superficie de la région, soit plus de 490 000 kilomètres carrés, auxquels s’ajoutent les droits linéaires tels que les lignes de transport d’énergie et les sentiers de motoneige. Le défi réside dans l’harmonisation des usages afin que tous puissent bénéficier de cette richesse collective. Ainsi, les principaux intervenants ont à partager une vision commune de l’aménagement et de la mise en valeur du territoire, tout en veillant à leurs intérêts respectifs, qu’ils soient de nature environnementale, sociale ou économique.
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