En 1980, le contenu de ce programme a été révisé par le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP) de l’époque, et la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs pour en faire le premier élément, ou module, d'un programme plus large, le Programme d'éducation en sécurité et en conservation de la faune (PESCOF). Ce premier module prit le nom de Sécurité dans le maniement des armes à feu (SMAF). Malgré son titre, il ne se limitait pas à l'apprentissage des règles de sécurité propres à l'utilisation des armes et des munitions. En effet, pour une bonne moitié, il abordait d'autres sujets, tels l'éthique du chasseur, la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, la connaissance et l’aménagement de la faune, les soins à apporter à la venaison, la sécurité en embarcation, etc.
Dans le domaine de la chasse à l'arc, un cours a été offert pour la première fois en 1981 sur une base volontaire, encore là, en collaboration avec la Fédération québécoise de la faune. Des milliers de personnes s'y sont inscrites et ont pu recevoir automatiquement leur certificat du chasseur à l'arc. Ce certificat est ensuite devenu obligatoire en 1987. Entre-temps, en 1986, une nouvelle version du module, au contenu plus étoffé, prévoyait un examen pratique de tir permettant de mesurer l'habileté des aspirants chasseurs à l’arc.
En 1995, ce contenu a été actualisé en mettant l'accent, plus particulièrement, sur l'éthique du chasseur ainsi que sur les méthodes et techniques de chasse. Le module a alors été nommé Initiation à la chasse à l'arc (ICA). Ce cours ne vise pas à montrer aux participants à tirer à l'arc, cette habileté devant être maîtrisée au préalable. Il a plutôt pour but, comme le module ICAF, de donner à ceux qui veulent exercer leur droit de chasser, la connaissance de leurs devoirs et de leurs obligations envers la faune, le milieu naturel et les autres citoyens.
À la suite de l'adoption d'amendements à la Loi canadienne sur le contrôle des armes à feu, une autre modification majeure est intervenue en 1994. Elle a fait en sorte d'augmenter l'information et le temps consacré à la sécurité dans le maniement des armes à feu en même temps qu'elle obligeait les demandeurs d'une Autorisation d'acquisition d'armes à feu (AAAF) à réussir un cours.
Pour éviter de multiplier les cours et les exigences, il a été décidé de bonifier le module offert aux aspirants chasseurs en le divisant en deux parties. Une partie composée du même cours que celui exigé de tous les demandeurs de permis d’arme à feu, c'est-à-dire le Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu (CCSMAF). Quant aux éléments spécifiques à la chasse, ils ont été regroupés et adaptés pour former l'autre partie soit Initiation à la chasse avec arme à feu (ICAF). Toute personne désireuse d'obtenir son certificat du chasseur à l'arme à feu (codé F) doit suivre les deux parties du cours et en réussir les examens théoriques et pratique.
En 2003, les modules ICAF et ICA sont mis à jour quant à leur forme et à leur contenu.
En 2006, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune et la Fédération québécoise de la faune ont convenu de fusionner les chapitres relatifs à la chasse à l’arc (ICA, 2003) et à la chasse à l’arbalète (ICAF, 2003) des manuels précédents. Il en a résulté, d’une part, un module enrichi qu’on nomme maintenant Initiation à la chasse avec arc ou arbalète (ICAA) et, d’autre part, un autre module qu’on nomme Initiation à la chasse avec arme à feu (ICAF) qui a été également enrichi d’un chapitre portant sur la chasse avec arme à chargement par la bouche.
Enfin, à compter de 2007, toute personne désireuse d'obtenir son certificat du chasseur à l'arc et à l'arbalète (codé A) ou à l’arbalète seulement (codé B) doit suivre un cours du module ICAA et en réussir l’examen théorique (arc et arbalète) et pratique (arc seulement).
En ce qui a trait au piégeage, une collaboration s'est établie dès 1987 avec l'Association provinciale des trappeurs indépendants (APTI) afin d'élaborer le module Piégeage et gestion des animaux à fourrure (PGAF). On y traite des techniques de piégeage, de la biologie des espèces et de leur gestion, en plus de la préparation des fourrures. Dès l'année suivante, le cours a été offert, sur une base volontaire encore là, tant aux trappeurs déjà actifs qu'aux aspirants. En 1991, le cours PGAF est devenu obligatoire pour tout résident désirant obtenir un certificat du piégeur (codé P) au Québec. Durant cette même année, le contenu du cours subit de légères modifications, principalement en ce qui concerne les techniques de piégeage. À la fin de 1997, le contenu du cours a été de nouveau revu afin d'actualiser les connaissances relatives aux pièges ainsi que les notions d'ordre biologique.
En 2003, le module PGAF est notamment réformé selon le motif d’une plus grande accessibilité du public. Il en a résulté deux types de formation : une formation en groupe avec un moniteur et une formation à domicile. La réussite de l’examen écrit de 50 questions est requise pour obtenir le certificat du piégeur.
Jusqu'à cette année, en 2006, plus de 22 000 personnes ont suivi le cours PGAF et ont obtenu le certificat du piégeur (certificat du chasseur codé P). Enfin, le partenaire du Ministère en ce domaine est maintenant la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec (FTGQ).
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