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La tularémie est une maladie infectieuse, causée par la bactérie Francisella
tularensis, qui affecte surtout les lièvres mais
également une centaine d'autres espèces de mammifères
dont le castor, le rat musqué, certains poissons
et certains oiseaux sauvages et domestiques. Le
plus souvent, les lièvres sont contaminés
par des tiques et en décèdent rapidement.
Occasionnellement, des gens en sont atteints,
la plupart du temps après avoir manipulé
un lièvre infecté.
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Comment la reconnaître chez l'animal?
Souvent, les animaux atteints
de tularémie ont un comportement anormal.
Les lièvres peuvent devenir apathiques,
se rouler en boule avec le poil hérissé
et se laisser facilement approcher étant
donné leur état de faiblesse avant
de mourir. Leurs ganglions dans l'aine, sur le
ventre, au niveau du cou et des aisselles sont
enflés (bosses). Lors de l'éviscération,
on note souvent que les organes ont augmenté
de volume et peuvent présenter une multitude
de petits points blancs de dimensions variables.
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Photo : Dr Claude Hébert,
MAPAQ
La multitude de petits points blancs de
dimensions variables, comme on le voit sur
ce foie de castor, permet de reconnaître
un animal atteint de tularémie.
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Photo : Dr Réal Perreault,
MAPAQ
À ne pas confondre avec ce type de
grosses taches blanches, qu'on voit ici
sur ce foie de lièvre, et qui caractérise
une autre maladie. |
Qui peut l'attraper?
Les chasseurs, les trappeurs et les personnes
qui préparent le petit gibier pour le consommer
sont plus à risque. Toutefois, une personne
qui manipule, touche ou caresse un animal malade
ou sa fourrure peut l'attraper. La tularémie
est transmissible de l'animal à l'homme,
mais n'est pas habituellement transmise
d'une personne à une autre.
Comment la maladie se transmet-elle?
La maladie se transmet par contact direct (toucher)
avec l'animal infecté, particulièrement
si la personne a de petites plaies sur les mains.
La contamination est également possible
lorsqu'une personne inhale, ingère
ou reçoit dans les yeux des poussières
ou des gouttelettes contaminées. Plus rarement,
la transmission peut survenir à la suite
de la consommation de viande de gibier contaminée
insuffisamment cuite ou d'eau contaminée
ou encore, par une piqûre de tique.
Comment l'éviter?
Chasseurs, trappeurs
- N'entrez pas en contact avec un animal
qui a l'air malade.
- Portez des gants de caoutchouc pour manipuler
les animaux.
- Mettez un tablier et portez un masque et des
lunettes pour plus de protection lors des étapes
de préparation de l'animal.
- Humectez la fourrure avant l'éviscération
pour diminuer la suspension de poussière
et de poils fins dans l'air.
- Lavez-vous immédiatement les mains
et les bras (si manches courtes) en savonnant
bien.
- Enfin, lavez minutieusement le matériel
ayant servi aux manipulations et désinfectez-le
avec une solution d'eau de Javel (un volume
d'eau de Javel pour neuf volumes d'eau),
rincez-le et asséchez-le avant de le remiser.
Randonneurs, travailleurs
en forêt, campeurs, résidents de
chalets
- Si vous voyez un petit animal sauvage mort ou
vivant, principalement un lièvre, évitez
de le toucher. Avertissez vos enfants : «
Regardez, mais ne touchez pas! »
- Il est également conseillé de
se protéger contre les insectes piqueurs
par l'utilisation d'insecticides contenant du
DEET (concentration à 30 % pour les adultes,
3-6 % pour les enfants de plus de 3 ans, ne
pas employer sur des enfants de moins de 3 ans)
et de porter des manches longues et des pantalons
lors de randonnées en forêt.
- Faites bien cuire la viande de gibier (sans couleur
rosée), puisqu'une telle cuisson
détruit la bactérie responsable
de cette maladie.
- En forêt, n'utilisez que de l'eau embouteillée
ou bouillie pendant cinq minutes, pour les besoins
domestiques.
- Évitez de nourrir les animaux domestiques
avec les carcasses suspectes.
Signes et symptômes
Si dans les jours suivant un contact avec un
lièvre, un autre animal sauvage ou une
piqûre de tique vous avez des poussées
de fièvre et des ganglions douloureux,
vous devez consulter un médecin et mentionner
cet événement.
Généralement, les
symptômes débutent abruptement entre
2 et 5 jours (maximum 14 jours) après l'exposition
à la bactérie : manifestations de
fièvre importante, frissons, douleurs musculaires
diffuses, fatigue. La maladie peut évoluer
et se présenter sous une forme localisée
telle qu'un ulcère sur la main ou des ganglions
douloureux au coude et à l'aisselle. Plus
rarement, les yeux et la gorge peuvent être
atteints. Dans 20 % des cas, une éruption
cutanée généralisée
peut survenir. Des complications pulmonaires se
produisent assez souvent, entraînant même
à l'occasion le décès (1-2
% des cas).
Le traitement par antibiotique est recommandé.
Pour des renseignements supplémentaires
concernant cette maladie, vous pouvez contacter
le service Info-Santé du CLSC de votre
secteur.
Si vous soupçonnez un
animal d'être atteint de la tularémie,
vous êtes prié de le signaler au
bureau du Ministère - Secteur Faune le
plus rapproché. S'il y a lieu, les agents
de protection de la faune s'occuperont de faire
autopsier les animaux suspects par les pathologistes
qui collaborent au Centre québécois
sur la santé des animaux sauvages (CQSAS).
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