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La coupe avec protection de la régénération
et des sols (CPRS) est une coupe de tous les arbres adultes d'une
forêt, selon des techniques qui permettent de protéger
à la fois les jeunes arbres déjà installés
en sous-bois et le sol forestier.
| Afin de préserver les jeunes
repousses d'arbres et d'éviter de détériorer
le sol, les opérateurs de la machinerie limitent les
déplacements au maximum. On prend donc toutes les précautions
requises en empruntant, par exemple, des sentiers régulièrement
espacés. |
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| Les sentiers régulièrement espacés
limitent le plus possible les déplacements de la machinerie |
Où pratique-t-on la CPRS?
La CPRS est le mode de coupe le plus approprié pour les
forêts adultes composées d'une seule essence
ou d'une combinaison pouvant comprendre le sapin, les épinettes,
le pin gris, le bouleau à papier et le peuplier faux-tremble.
Ce type de forêt est issu de coupes antérieures ou
de grandes perturbations naturelles, comme le feu, les épidémies
d'insectes et les grands vents, qui ont déjà
fauché, dans le passé, ces superficies d'arbres
adultes. Les jeunes pousses ont donc amorcé leur croissance
au même moment. Il en résulte des forêts très
denses, comportant d'immenses massifs d'arbres qui ont
sensiblement le même âge et la même hauteur. Ce
peuplement est connu sous l'appellation « forêt
équienne ».
Ce type de forêt possède une très grande capacité
de régénération naturelle, pourvu que les jeunes
arbres aient accès à de la lumière. En coupant
en même temps tous les arbres matures, la CPRS assure une
reconstitution rapide du couvert forestier, avec des essences adaptées
au territoire. Annuellement, ce traitement est réalisé
sur moins de 1 % de la forêt du domaine de l'État.
Il est à noter que 80 % des superficies récoltées
se régénèrent naturellement, sans aucune plantation
supplémentaire. Si la repousse des arbres est insuffisante
(20 % restant), on effectuera du reboisement ou du regarnissage
(plantation partielle), afin de remettre en place un peuplement
équivalent, voire supérieur, à celui récolté.
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Cette méthode de coupe, qui
remplace la « coupe à blanc »,
est une obligation imposée par le Ministère dans
les forêts du domaine de l'État depuis 1995.
Parmi ses nouvelles exigences, le Ministère fixe une
superficie maximale pour chaque aire de coupe et oblige l'industriel
à conserver une lisière boisée autour des
lacs et des cours d'eau afin de minimiser l'impact
des travaux forestiers et de préserver les paysages. |
| Une CPRS avec les bandes
de protection d'une rivière et des séparateurs
de coupe |
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Les caractéristiques particulières de la CPRS
| La coupe avec protection de la régénération
et des sols ressemble à l'ancienne coupe à
blanc, mais en y regardant de plus près, on voit un peu
partout des jeunes pousses. Dans une CPRS, on coupe tous les
arbres adultes de plus de 10 cm en prenant toutes les précautions
pour ne pas détruire ou écraser la régénération
naturelle et ne pas perturber le sol. Du haut des airs, quatre
ou cinq ans après la récolte, on peut déjà
voir une jeune forêt verdoyante. L'aspect désertique
qui, au départ, surprend les gens, représente
un très court moment dans la vie de cette forêt
qui devient, peu à peu, un peuplement riche et vigoureux. |
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La régénération
naturelle 4 ans après la coupe
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Beaucoup de lumière et un suivi rigoureux
de la régénération assurent le renouvellement
rapide de la forêt, avec des essences adaptées au milieu.
Cet aspect représente le principal avantage de ce genre d'intervention.
Les secteurs de coupe deviennent un garde-manger
pour la faune. Les animaux herbivores, comme le cerf de Virginie
et l'orignal, qui s'abritent dans des peuplements adultes,
se déplacent dans les territoires de récolte pour
trouver leur nourriture. Un peu plus tard, d'autres animaux,
comme la gélinotte huppée, apprécieront les
jeunes forêts où ils trouveront à la fois un
gîte et de la nourriture.
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