L'inventaire forestier au Ministère

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L'inventaire forestier au Ministère



 

Pourquoi un inventaire forestier?

  • Pour acquérir et diffuser les connaissances sur les écosystèmes forestiers québécois

    L'inventaire permet notamment d'identifier les peuplements forestiers, de mesurer leur superficie, leur âge et de calculer les volumes de bois sur pied. De plus, les inventaires périodiques offrent la possibilité de suivre l'évolution des caractéristiques des peuplements.

  • Pour cartographier les écosystèmes forestiers

    Des cartes écoforestières sont produites dans le cadre des activités associées aux inventaires. Les peuplements forestiers y sont délimités et décrits (essences, âge, densité, hauteur), ainsi que les perturbations naturelles et les interventions qui les ont affectés. On trouve également de l'information sur le milieu (classe de pente, dépôt de surface, classe de drainage, type écologique). Les limites administratives sont incluses dans ces produits.

  • Pour planifier les activités d'aménagement

    C'est à partir des données d'inventaires que la possibilité forestière est calculée. Cette donnée de base permet aux bénéficiaires de CAAF de planifier leurs PGAF, et aux responsables de la forêt privée, leurs PPMV.

  • Pour soutenir les orientations du gouvernement du Québec

    Les décisions qui touchent les orientations du gouvernement en matière d'aménagement durable des forêts s'appuient sur les portraits forestiers dressés à l'aide des inventaires périodiques.

Les étapes de l'inventaire

L'inventaire est prévu pour représenter tous les types de forêt que l'on trouve sur le territoire forestier du Québec : pessières, sapinières, forêts mélangées, forêts feuillues, etc. On divise le territoire forestier en unités dites «de sondage». Chaque unité est normalement inventoriée sur une période d’un peu plus de trois ans. L’inventaire débute par la prise de photographies aériennes (à l’année 0) et se termine par la livraison des résultats de compilation (à l’année 3).

Prise des photographies aériennes (année 0)

La prise des photographies aériennes s’effectue un an avant le début des travaux de photo-interprétation. L’expérience montre que l’échelle 1/15 000 est la mieux adaptée à la reconnaissance des essences forestières et à certaines variables permanentes du milieu.

La plupart des photographies utilisées sont sur film avec une émulsion en infrarouge fausses couleurs. Par exemple, ces dernières permettent d’évaluer adéquatement la proportion de sapins dans les peuplements résineux et d’identifier plus précisément les essences feuillues, ainsi que d’évaluer l’état de santé des arbres. Depuis 2006, les photographies sur papier sont remplacées en partie par des images numériques.

Photo-interprétation et cartographie (année 1)

Au cours de la première année, des photos-interprètes analysent les photos aériennes à l’échelle de 1/15 000. Anciennement, à l’aide du stéréoscope, ils examinaient chacune d’elles dans le but de délimiter les contours des peuplements forestiers, de caractériser le milieu et de déterminer les types écologiques. Les contours délimités étaient ensuite orthorectifiés et mis à l’échelle cartographique de 1/20 000. Ces images servaient à réaliser des cartes numériques appelées cartes écoforestières.

Depuis 2006, l’interprétation des photographies aériennes sur papier est remplacée progressivement par un processus entièrement numérique d’analyse d’images en 3 dimensions à l’écran d’ordinateur. Ainsi, le photo-interprète procède à la délimitation des contours des peuplements forestiers directement à l’écran. Cette orientation permet de réaliser le travail par édition et par amélioration de la carte dressée lors du troisième inventaire. En effet, elle permet d’assurer la continuité dans l’opération de la cartographie écoforestière.

Levées de terrain (année 2)

Au cours de la deuxième année, afin de procéder à l’estimation des caractéristiques dendrométriques des strates cartographiées, il faut procéder, par échantillonnage, à des mesures sur le terrain. Chaque endroit visité et examiné par le technicien forestier est appelé une placette-échantillon. On retrouve des placettes-échantillons temporaires qui servent à recueillir l’information requise afin d’estimer les volumes de bois sur pied, l’âge, la qualité et la productivité des peuplements. Elles sont utilisées habituellement dans le cadre d’un seul programme d’inventaire. De plus, on retrouve des placettes-échantillons permanentes qui sont revisitées à chaque nouvel inventaire. Les données qui y sont récoltées constituent une source essentielle de renseignements sur la croissance et l’évolution des forêts du Québec.

Compilation des données (année 3)

La troisième année, le personnel du Ministère compile les données récoltées lors des sondages afin d’estimer et de qualifier les volumes de bois sur pied disponibles dans un territoire forestier donné.

Le quatrième programme d’inventaire (2003-.…) : changement au cycle de production

Le quatrième programme d’inventaire se distingue des trois premiers par la mise en application d’un nouveau cycle de production. Jusqu’au quatrième inventaire, le cycle de cartographie était d’environ 10 ans partout dans la zone d’aménagement. Maintenant, il est adapté aux caractéristiques écologiques des sous-zones d’inventaire. Celles-ci sont divisées de la façon suivante :

  • Les sous-zones d’érablières et de la sapinière dont le cycle est de 10 ans

    La rapidité de l’évolution du couvert forestier dans ces sous-zones résulte de l’effet combiné de la croissance végétale, des perturbations naturelles et des fréquentes interventions. Ces changements rapides nécessitent un cycle d’une durée maximum de 10 ans.

  • La sous-zone de la pessière dont le cycle est de 15 ans

    Dans cette sous-zone, on retrouve également d’importantes interventions et perturbations naturelles. Cependant, le cycle déterminé est de 15 ans, car l’évolution de la structure du couvert forestier se fait moins rapidement qu’au sud. Ainsi, ce rythme de croissance ralenti permet de détecter les interventions et les perturbations naturelles longtemps après leur avènement.

 

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