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Depuis le début des années 80,
le Ministère pratique la coupe de jardinage à
titre expérimental dans un réseau de stations
de peuplements feuillus qui couvre le sud du territoire québécois,
du Témiscamingue à la Gaspésie.
Les résultats des expérimentations ont servi
à l'élaboration des normes d'intervention
qui encadrent la pratique du jardinage depuis 1990 dans
les forêts inéquiennes. Les chercheurs poursuivent
les recherches afin d'évaluer les effets à
long terme du jardinage sur la régénération
ainsi que sur la croissance et la qualité des arbres.
Il y a en tout quinze projets
qui portent sur la sylviculture des forêts feuillues.
Certains projets ont pour objet l'analyse des effets
de l'éclaircie précommerciale et de diverses
coupes (succession progressive d'ensemencement) sur
les peuplements. Pour ce faire, de nouveaux dispositifs expérimentaux
doivent être mis en place dans les peuplements qui subiront
ces interventions.
Selon le Manuel d'aménagement
forestier, il est désormais possible
de pratiquer dans certains peuplements feuillus du Québec
le jardinage par trouées et par parquets, en plus du
jardinage par pied d'arbre. Des chercheurs font le suivi
des effets de ces coupes pour déterminer dans quelle
mesure les résultats vont dans le sens des hypothèses
de production avancées dans le Manuel d'aménagement
forestier. Un des projets porte spécifiquement
sur la croissance et la qualité des tiges en régénération
dans les parquets.
D'autres études sont consacrées
au développement et à la qualité des
tiges d'arbres feuillus. Des chercheurs
comptent déterminer les facteurs en cause (vigueur
de l'arbre, défauts, blessures) dans la qualité
du développement des tiges et leurs effets sur elle.
Les résultats leur serviront à définir
de meilleurs critères pour déterminer la qualité
des tiges sur le terrain.
Par ailleurs, des chercheurs veulent déterminer
le diamètre à maturité des bouleaux selon
différentes qualités de station, dans les bétulaies
blanches. Ils ont aussi pour objectif de choisir
la meilleure façon de traiter ces peuplements pour
optimiser la production de bois d'œuvre.
Le verglas de 1998 a touché les
érablières du Sud-du-Québec. Des spécialistes
ont entrepris de faire l'inventaire des dommages et
de suivre leurs impacts sur ces forêts à moyen
et à long terme. Dans les érablières
des Laurentides et de la région de Rivière-du-Loup,
des chercheurs expérimentent des traitements sylvicoles
destinés à optimiser la production acéricoforestière.
De plus, la sylviculture des pinèdes
est étudiée dans l'Outaouais. Une équipe
est en train d'y expérimenter divers traitements
sylvicoles.
Les résultats des recherches sont
publiés par le Ministère, sous
forme de mémoires ou de notes, ou dans les revues scientifiques
spécialisées.
Voir également
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