En 2006, la région dénombrait 260 461 habitants. Ceux-ci sont principalement regroupés dans les villes de Trois-Rivières, de Shawinigan et de La Tuque. La Mauricie compte 49 municipalités réparties dans les municipalités régionales de comté (MRC) de Mékinac, de Maskinongé et Des Chenaux. Deux réserves autochtones, Wemotaci et Obedjiwan, sont occupées par les membres de la nation Attikamek.
L’hydroélectricité
Incontournable, la rivière Saint-Maurice joue depuis des décennies un rôle clé dans le développement économique de la région. Elle se démarque par son bassin versant, important et à débit élevé, qui compte neuf des dix centrales hydroélectriques exploitées en Mauricie. Les réservoirs Gouin, Blanc et Manouane témoignent aussi de la grande place qu’y occupe l’hydroélectricité.
L’activité forestière
La Mauricie se distingue des autres régions par son paysage forestier coloré. Forêt de feuillus, forêt mélangée où s’entremêlent les essences résineuses et feuillues, ainsi que forêt boréale dominée par les essences résineuses composent ce paysage. Reconnue pour son activité forestière, la région de la Mauricie abrite 22 usines dont quatre importantes en pâtes et papiers et douze en sciage. Près de 11 000 emplois découlent directement de la forêt tandis qu’environ 35 % des emplois manufacturiers sont rattachés à l’industrie du bois et du papier.
Une faune variée
Fabuleuse région faunique redevable de ses 17 500 plans d’eau, la Mauricie englobe 76 pourvoiries, 11 zecs et 2 réserves fauniques. Chaque année, quelque 40 000 pêcheurs et 17 000 chasseurs y pratiquent leurs activités de prédilection. La Mauricie partage aussi avec le Centre-du-Québec le renommé lac Saint-Pierre, désigné réserve mondiale de la biosphère par l’UNESCO. En plus d’abriter une grande richesse biologique, cette étendue d’eau est la plus importante halte migratoire printanière du fleuve Saint-Laurent. Elle accueille, année après année, plusieurs dizaines d’espèces d’oiseaux.
Les ressources minérales
Peu de gisements de métaux usuels et précieux exploitables ont été découverts en Mauricie. L’activité minière de la région s’oriente principalement vers l’exploitation du sable, du gravier, de la pierre architecturale et, de façon presque exclusive au Canada, du mica.
La villégiature et le récréotourisme
La région connaît un nouveau souffle grâce à l’émergence de l’hébergement commercial haut de gamme en forêt et à l’essor de plusieurs activités écotouristiques, nautiques et d’aventure. Les activités de plein air y dominent et s’étendent au-delà des activités de chasse et de pêche. Concourant à cet essor, le parc national du Canada de la Mauricie continue d’attirer chaque année plus de 200 000 visiteurs. Grâce à la présence de plus de 11 000 chalets sur le territoire, la villégiature privée constitue aussi une composante non négligeable.
Les perspectives d’avenir
Aujourd’hui encore, l’hydroélectricité, les pâtes et papiers ainsi que l’exploitation forestière occupent une large part de son activité économique. Grâce à l’arrivée de nouvelles technologies, la région voit son économie se diversifier et entrer dans une profonde mutation. C’est en privilégiant les produits à valeur ajoutée que la Mauricie pourra, dans un avenir rapproché, assurer sa croissance économique et la pérennité des activités d’entreprises rattachées aux ressources naturelles.
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