La découverte de ces diamants
a conduit John McPhee à prétendre, dans son livre
« In Suspect Terrane », qu’il doit exister
des cheminées de kimberlite diamantifère près
d’une ligne qui relie la ville d’Indianapolis aux États-Unis
avec les monts Otish au Québec. Cette suggestion s’avère
plus qu’intéressante si on considère les récentes
découvertes d’intrusions de kimberlite diamantifère
au nord des monts Otish.
Au Québec, l’exploration des diamants
débute en 1910 par des travaux de prospection dans les
alluvions de la rivière Nottaway, près de l’embouchure
de la baie James. En 1912, des travaux de même nature sont
effectués près de Matagami en Abitibi. Aucun diamant
ne semble alors avoir été trouvé.
En 1941, lors de la campagne de cartographie effectuée
pour le gouvernement du Québec, le géologue T.H. Clark
identifie la présence de corps kimberlitiques sur l’Île
Bizard près de Montréal.
La phase moderne de l’exploration du diamant
au Québec débute en 1952, avec
la découverte de kimberlites près
de Desmaraisville, en Abitibi. En 1968, plus
de 25 ans après les travaux de Clark,
on reconnaît l’importance de la découverte
de corps kimberlitiques sur l’Île
Bizard. Depuis, plusieurs campagnes d’exploration
pour le diamant ont eu lieu au Québec.
Les travaux s’intensifient dans les années 1990,
à la suite d’importantes découvertes de diamants
dans les Territoires du Nord-Ouest. Les recherches se déplacent
vers le nord du Québec, principalement, dans les régions
des monts Torngat et des monts Otish.
En 2001, la découverte des kimberlites diamantifères
de l’essaim de Renard par SOQUEM et son partenaire, Les mines
Ashton du Canada, fait de la région des monts Otish, le plus
grand centre d’intérêt pour l’exploration
du diamant au Québec. Avec la hausse de l’exploration
par plusieurs sociétés, d’autres découvertes
de kimberlites diamantifères sont à prévoir
sur le sol québécois.
Pour sa part, le gouvernement du Québec
a effectué plusieurs types de travaux reliés
à l’exploration du diamant, en commençant
par l’échantillonnage de dépôts
meubles pour les minéraux lourds dans la
région de l’Abitibi-Témiscamingue
en 1971. Il y a eu aussi des études
visant à identifier des cibles d’exploration
à partir d’anomalies aéromagnétiques
et de contrôles structuraux pour les régions
de l’Abitibi-Témiscamingue et du
Nord-du-Québec.
Dates
importantes de l’exploration diamantifère
au Québec
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