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Entre
1967 et 1985, 11 sites miniers, d'une
superficie totale de plus de 500 hectares,
ont été rétrocédés
à l'État par l'industrie minière.
Ces sites sont localisés :
- en Abitibi-Témiscamingue
(East Sullivan, Sullivan, Terrains Aurifères
A, Canadian Malartic, Wood Cadillac, Preissac,
Stadacona et Lorraine);
- en Mauricie–Bois-Francs
(Somex);
- en Gaspésie
(Candego et Les Mines Madeleine).
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Devant l'ampleur du problème environnemental
engendré par la présence de ces
sites miniers, le Ministère a amorcé
en 1987 un programme de restauration des
sites miniers de l'État. Depuis 1991,
20 M$ y ont été investis.
Des efforts importants ont été
consentis afin de développer des méthodes
de restauration efficaces et économiques.
De nombreux experts des milieux universitaires
et du génie-conseil ont collaboré
aux travaux entrepris par le Ministère.
Dans plusieurs cas, une caractérisation
exhaustive des sites a conduit à l'élaboration
de technologies innovatrices mettant à
profit différentes matières résiduelles,
telles que les résidus forestiers, les
boues d'usine d'épuration, les boues de
fosses septiques, les boues de papetières
et les cendres d'usines de cogénération.
Ces technologies ont permis de réduire
les coûts et de solutionner du moins en
partie, la problématique d'entreposage
de ces résidus. Diverses études
ont été réalisées
afin de développer des systèmes
de traitement passif adaptés aux conditions
particulières des effluents miniers (biofiltre,
marais épurateurs, drains calcaires, barrières
humides, etc.).
Exemples de projets réalisés
Une expertise reconnue
La restauration des sites de
l'État aura permis de développer
au Québec une expertise reconnue dans la
caractérisation des sites, la compréhension
des processus d'altération des résidus
miniers et l'élaboration de technologies
efficaces et économiques. De plus, l'utilisation
et la revalorisation de matières résiduelles,
la conception de systèmes de traitement
passif et finalement l'intégration des
concepts d'aménagement d'habitats fauniques
aux travaux de restauration des sites miniers
s'intègrent parfaitement au concept de
développement durable.
Le Ministère doit maintenant
favoriser le transfert technologique et la diffusion
des connaissances auprès des intervenants
concernés ainsi que mettre à profit
cette expertise tout en poursuivant les efforts
de recherche et d'innovation technologique. Si
la restauration des sites rétrocédés
à l'État est à toute fin
complétée, il reste de nombreux
sites qui ont été abandonnés
au fil des ans et qui devront être restaurés.
Restauration des sites miniers
abandonnés
Parmi les aires d’accumulation (1) de résidus miniers(2) que l’on trouve sur le territoire québécois :
- 365 sont actives (c-à-d. sont utilisées ou ont un potentiel d’utilisation à court terme) et visées par les articles 232.1 à 232.10 de la Loi sur les mines, selon lesquels le propriétaire est tenu de présenter un plan de restauration accompagné de la description d’une garantie financière;
- 167 sont inactives et visées par l’article 232.11 de cette loi, selon lequel, pour les aires qui étaient inactives lors de l’entrée en vigueur en 1995 des dispositions sur la restauration minière, le ministre peut enjoindre celui qui a produit les résidus miniers de déposer un plan de restauration et d'en effectuer les travaux;
- On trouve les aires d’accumulation, sous la responsabilité d'État :
- sur des sites miniers qui ont fait l’objet d’un acte de rétrocession. Vingt de ces aires nécessitaient des travaux de restauration qui ont été réalisés à compter de 1991, au coût de 20 M$;
- dont le responsable a été relevé de ses obligations en vertu de l’article 232.10 de la loi pour avoir réalisé les travaux de réaménagement et de restauration conformément au plan de réaménagement et de restauration approuvé par le ministre et qui, le cas échéant, ne présentent aucun risque de drainage minier acide (22 aires réparties sur 10 sites);
- qui ont un statut d’aires abandonnées parce qu’elles n’ont pas de responsable connu ou solvable. En 2008, on dénombre 140 aires d’accumulation abandonnées occupant une superficie de plus de 1 900 hectares. Des travaux de caractérisation et de restauration sont jugés nécessaires pour 74 de ces aires réparties sur 45 sites miniers. Le coût de ces travaux est estimé à plus ou moins 100 M$. Les sites visés à court terme par ces travaux sont situés principalement en Abitibi-Témiscamingue (Manitou, Aldermac et Barvue), en Mauricie–Bois-Francs (Montauban) et en Estrie (Eustis).
Exemple de projet en cours de réalisation
- Le projet Manitou-Goldex >>
- Restauration du complexe minier Eustis >>
- Aldermac >>
(1) Aire d’accumulation : terrain destiné à accumuler des substances minérales, du sol végétal, des concentrés ou des résidus miniers (Règlement sur les substances minérales autres que le pétrole, le gaz naturel et la saumure). (2) Résidus miniers : substances minérales rejetées, boues et eaux, sauf l’effluent final, provenant des opérations d’extraction ou du traitement du minerai et scories provenant des opérations de pyrométallurgie (Loi sur les mines).
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