La pêche est une activité agréable et excitante, accessible à tous. On peut pêcher seul, en groupe ou en famille, dans les lacs ou les rivières et tenter de capturer différentes espèces. Même s’il s’agit d’une ressource naturelle renouvelable, celle-ci est fragile. Il y a donc quelques règles de base à connaître avant de pêcher.
Mises à part quelques exceptions, un permis est requis pour pêcher et il faut le porter sur soi durant la pratique de l’activité. On peut se le procurer chez les agents de vente autorisés, qui sont généralement aussi des détaillants d’articles de chasse et de pêche, des dépanneurs, etc. Plusieurs types de permis, à différents prix, sont offerts selon l’espèce que l’on veut pêcher ou selon la durée de l'excursion projetée.
Il peut être possible de pêcher sans avoir à acheter un permis
En effet, un enfant mineur peut toujours pêcher en vertu du permis de son parent. Aussi, une personne peut pêcher en vertu du permis de son conjoint à la condition de pêcher en sa compagnie, ou de porter ce permis sur elle. De plus, un mineur ou un étudiant adulte peut pêcher en compagnie d’un adulte qui est titulaire d’un permis.
La pêche est généralement permise partout au Québec
Bien que la plupart des plans d’eau du Québec soient publics, les terrains qui les bordent peuvent ne pas l’être, particulièrement dans le sud du Québec. Avant d’accéder à une propriété privée, ou avant de passer sur un terrain privé afin d’accéder à l’endroit où on veut pêcher, il faut obtenir la permission du propriétaire et se considérer comme son invité.
Les terres qui ne sont pas privées appartiennent au domaine de l’État et l’accès en est libre. Cependant, une partie des terres du domaine de l’État est organisée en territoires structurés. Les zecs, pourvoiries, parcs, réserves et aires fauniques communautaires sont des territoires qui présentent des modalités particulières d’accès et pour lesquels il faut généralement payer certains droits pour pêcher et pour séjourner. En contrepartie, on y trouve des infrastructures plus élaborées selon les endroits, comme de l’hébergement en chalet et des embarcations.
Il existe trois sortes de limite à la pêche
La limite de prise quotidienne correspond au nombre maximal de poissons que l’on peut prendre et garder en une journée, pour une espèce, dans une des 29 zones de pêche de la province. Les poissons consommés la journée même font partie de cette limite quotidienne. Par exemple, si la limite de prises est de 15 poissons et que, après les avoir capturés, on décide d’en manger cinq, on ne pourra pas retourner pêcher cinq autres poissons de cette espèce cette journée-là. On peut cependant continuer de pêcher une autre espèce pour laquelle la limite permise n’est pas encore atteinte. Les limites de prise quotidiennes ne sont pas cumulatives.
De plus, lorsqu’une personne pêche en vertu du permis d’une autre personne, elle n’a pas droit à sa propre limite de prise. Les poissons qu’elle capture doivent être inclus dans la limite du titulaire.
La limite de possession correspond au nombre de poissons d’une espèce que l’on peut avoir en sa possession en tout temps et en tout lieu, que ce soit sur le lieu de pêche, sur la route ou à la maison. Cette limite de possession est généralement égale à la limite de prise quotidienne. Si, par exemple, la limite de prise pour une espèce dans une zone est de 15 poissons, la limite de possession pour cette espèce, à cet endroit, sera également de 15 poissons. Lorsqu’on va à la pêche dans plus d’une zone, la limite de possession autorisée est égale à la plus élevée des limites permises pour l’espèce concernée.
Aucun permis n’est requis pour posséder du poisson. On peut donc partager ses poissons avec une personne qui n’a pas de permis de pêche. Il faut cependant respecter la limite quotidienne de prise et il faut également que la personne à qui on donne ce poisson respecte la limite de possession autorisée.
Outre les limites de prise et de possession, il peut y avoir des limites de taille pour certaines espèces et à certains endroits.
Ce qui précède constitue la réglemention
de base pour la pêche au Québec. Lorsqu’on
a choisi
l’endroit où on
souhaite pêcher, il faut déterminer
la zone de pêche concernée et bien connaître
les saisons et les limites qui s’y appliquent, ainsi que
les modalités particulières d’accès,
s’il
s’agit d’une réserve faunique, d’une
zec ou d’une
pourvoirie, par exemple. La publication La pêche sportive
au Québec contient l’ensemble de la réglementation
applicable à la pêche, tandis que les périodes de pêche et les cartes des zones sont accessibles dans le site Internet du Ministère. Pour toute autre information, on peut également se renseigner
par téléphone au