MRNF - Rapport d'activité 2010-2011 et Répertoire des projets de recherche 2011-2012 - Amélioration génétique des arbres
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Rapport d'activité 2010-2011 et Répertoire des projets de recherche 2011-2012
Direction de la recherche forestière
MRNF - Rapport d'activités de recherche forestière

Amélioration génétique des arbres

Note : Le numéro qui apparaît entre parenthèses correspond à celui de l'activité de diffusion scientifique dont la liste se trouve dans la section Publications de 2010-2011.

L’acquisition de connaissances relatives à la variabilité génétique des espèces forestières commerciales et leur utilisation pour obtenir des variétés améliorées permettent d’accroître le volume et la valeur des bois produits en plantation, tout en assurant la conservation des ressources génétiques forestières (91). Les variétés à haute productivité issues des programmes d’amélioration génétique permettront de diminuer la pression grandissante exercée sur le territoire forestier naturel, tant pour la mise en valeur des ressources autres que la matière ligneuse que pour la création d’aires protégées. Elles constituent un élément important du plan stratégique du MRNF visant à optimiser la mise en valeur des ressources naturelles et facilitent la mise en œuvre de l’aménagement écosystémique. Dans ce sens, les programmes d’amélioration génétique contribuent à l’atteinte d’un des objectifs de la stratégie gouvernementale sur le développement durable, soit d’aménager et de développer le territoire de façon durable et intégrée.

L’influence des changements climatiques sur la productivité forestière représente un défi de taille pour la gestion des forêts du Québec. Les connaissances acquises grâce aux plantations comparatives établies depuis quelques dizaines d’années nous renseignent sur le comportement d’une source de semences donnée en ce qui a trait à une diversité d’environnements. Ces connaissances sont actuellement mises à profit pour mettre au point des mesures d’adaptation quant aux effets anticipés des changements climatiques. Par ailleurs, au cours des dernières années, des travaux ont été entrepris afin de mieux caractériser les propriétés du bois issu de plantations. Finalement, une attention particulière est accordée au transfert rapide des résultats de la recherche vers les utilisateurs, autant sous forme de variétés améliorées que de recommandations quant à leur utilisation. La coopération à l’échelle tant nationale qu’internationale contribue au rayonnement des compétences du Québec, et les activités scientifiques menées en amélioration génétique des arbres sont bien reconnues hors Québec.

Récolte de rameaux floraux de peuplier (Populus trichocarpa)
pour obtenir des descendances hybrides en les croisant
en serre avec d’autres espèces
(A. Fauchon, MRNF)


Semis 1-0 d’une descendance biparentale (ExJ)
de mélèze hybride de la seconde génération
dont la croissance en hauteur dépasse
d’environ 40 % celle de variétés précédentes
(G. Lapointe, MRNF)

Mesure de la vitesse de propagation d’ultrasons
sur un échantillon d’épinette noire en vue d’évaluer
le module d’élasticité (MOE) du bois
(M. Desponts, MRNF)

Transfert, diffusion et collaborations diverses

Concrètement, dans le travail quotidien, les chercheurs en amélioration génétique demeurent en constante communication avec leur interlocuteur privilégié, la DGPSP, et l’appuient. Cela se traduit par la recommandation de nouveaux individus ou de nouvelles variétés pour l’établissement des futurs vergers à graines et parcs de croisements ou pour une utilisation directe dans le programme de reboisement (par exemple, nouveaux croisements d’épinette de Norvège offrant des gains en croissance et une tolérance au charançon du pin blanc) afin de maximiser le rendement des plantations au Québec. Ils ont aussi transmis leur expertise afin de soutenir des initiatives régionales. Ainsi, ils ont présenté le bilan des travaux en amélioration génétique faits dans la région de la Gaspésie et sensibilisé les acteurs forestiers au choix des espèces pour la mise en œuvre de la sylviculture intensive (91, 97 et 98), ou lors d’une visite de terrain en populiculture auprès des conseillers forestiers du Bas-Saint-Laurent où les intervenants ont pu juger des performances des nouvelles variétés en évaluation et discuter des pratiques culturales recommandées. Les chercheurs collaborent à des projets de recherche en réseaux universitaires ou de centres gouvernementaux, dont le Service canadien des forêts. Ils contribuent également à définir des enjeux nationaux, tels que la conservation des ressources génétiques au Canada, et internationaux portant sur les risques et les avantages liés aux échanges extraterritoriaux des ressources génétiques.

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