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Portrait territorial



 

Le territoire public représente 93 % de la superficie de la région et correspond presque entièrement au plateau laurentien qui ceinture le territoire privé concentré dans les basses terres, en bordure de la rivière Saguenay et du lac Saint-Jean. Cet immense territoire public, avec ses ressources naturelles diversifiées et abondantes, soutient en grande partie le développement économique, social et culturel de la région.


Les terres publiques s’étendent sur plus de 100 000 km2 et constituent un vaste bassin de ressources forestières, fauniques et énergétiques. Elles sont de plus fortement utilisées à des fins récréatives. De vastes portions de territoire ont par ailleurs été protégées à proximité des milieux habités et sur les hautes terres du plateau laurentien par l’entremise de la création des parcs nationaux, des réserves écologiques, des réserves aquatiques projetées, des réserves de biodiversité projetées et des habitats fauniques.

Une économie basée sur l’exploitation des ressources naturelles

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean produit :

  • plus de 26 % des bois récoltés annuellement au Québec sur les terres du domaine de l’État;
  • 8 % de la puissance installée au Québec, provenant du réseau hydrographique régional pour lequel la plupart des infrastructures hydroélectriques appartiennent à l’entreprise privée;
  • 95% de la récolte annuelle de bleuet au Québec qui s’effectue majoritairement dans les bleuetières aménagés et le milieu forestier localisés en territoire public.

De plus, des dépenses de l’ordre de 163 M$ annuellement sont alloués aux ressources fauniques pour des activités liées à la nature.

La villégiature est la forme d’occupation la plus développée et regroupe le quart des droits de villégiature consentis sur le territoire public du Québec. Elle génère :

  • des immobilisations de 116 M$;
  • des dépenses annuelles récurrentes de 55,6 M$.

Les attraits du territoire public, combinés à l’héritage industriel de la région, expliquent l’étroite relation développée par la population avec son territoire. Dans le même esprit, les autochtones, profondément attachés à leur terre d’appartenance, traduisent cette réalité dans l’utilisation qu’ils en font. Enfin, les rapports que le milieu régional entretient avec l’État sont empreints d’une propension au partenariat afin que les communautés puissent en tirer un maximum de bénéfices.

Favoriser le développement économique

Malgré ce que génèrent les activités forestières, énergétiques et récréatives, la région n’a pas développé tout son potentiel. Le taux de chômage y demeure élevé et les revenus de ses habitants sont inférieurs à ceux de l’ensemble des Québécois. La région est encore aux prises avec une faible diversification de ses activités économiques et une valorisation insuffisante de ses productions. L’économie demeure également sensible à la conjoncture nord-américaine et mondiale, ce qui a des conséquences préoccupantes, notamment en matière d’emploi, de services et de dévitalisation des milieux. On constate, depuis vingt ans, une décroissance démographique marquée qui suscite une prise de conscience et une mobilisation concertée des acteurs régionaux.

Le territoire public est appelé à jouer un rôle direct dans la détermination de solutions qui visent notamment à freiner l’exode des jeunes et à stabiliser les populations particulièrement celles des communautés situées à proximité des bassins de ressources naturelles. Les activités économiques existantes, combinées aux nouvelles tendances et aux exigences des marchés, devraient contribuer à améliorer la situation. Parmi les nouvelles activités envisagées mentionnons :

  • l’augmentation des superficies destinées à la protection des territoires représentatifs et à la conservation de la biodiversité;
  • l’implantation de nouvelles infrastructures axées sur des produits récréatifs, tels la motoneige, la motoquad, l’écotourisme et le tourisme d’aventure;
  • l’amélioration de la qualité des investissements en matière de villégiature privée ou commerciale;
  • la diversification de l’offre d’hébergement et d’accès au territoire;
  • la mise en réserve d’espaces pour l’aménagement des bleuetières compte tenu de l’intérêt croissant pour le bleuet dans le domaine agroalimentaire;
  • des possibilités intéressantes de production d’énergie éolienne dans les massifs du plateau laurentien.

De nombreux droits et statuts superposés

Les droits et statuts consentis représentent deux fois la superficie de la région, soit 197 000 km 2, auxquels s’ajoutent les droits linéaires des divers types de sentiers, les infrastructures d’utilité publique et le réseau de chemins forestiers. Les projets de développement avancés totalisent une superficie supplémentaire de 230 km2. Le développement du territoire et de ses ressources présente un défi d’intégration, de cohabitation et d’harmonisation entre les utilisations économiques, sociales et environnementales sur un même territoire. Les importantes superpositions et juxtapositions de droits, de statuts et de projets qui en découlent traduisent tout le potentiel du territoire public, mais aussi toute la complexité de sa gestion et de sa mise en valeur.

Les principaux intervenants ont avantage à partager une vision commune du territoire, malgré leurs intérêts respectifs. Cela s’avère la meilleure façon de retirer tous les bénéfices associés à cette richesse que représente le territoire public et ses ressources, et ce, dans l’optique du développement durable.

Voir également

Portrait territorial - Saguenay–Lac-Saint-Jean (Format PDF, 13,2 Mo)