| Comme les ressources
minérales ne sont pas renouvelables, un jour ou l’autre,
le gisement minier s’épuise. La mine cesse
alors ses activités et ses installations sont démantelées.
C’est alors que s’appliquent les activités prévues
dans le plan de restauration. La restauration a pour objet de remettre
un site minier dans un état satisfaisant. Depuis mars 1995,
la Loi sur les mines et ses règlements comportent
de nouvelles dispositions qui obligent les entreprises à
restaurer les lieux touchés par leurs activités. Les
compagnies minières doivent donc soumettre un plan de restauration
et fournir, dans certains cas, une garantie financière pour
son application.
Actuellement, les activités de restauration de la mine sont
inscrites dans la planification. Ainsi, de plus en plus, une partie
des résidus miniers, composés de la matière
stérile, servent à remplir les cavités des
puits et des galeries. On y ajoute du ciment avant de les renvoyer
sous terre. Le chantier et les galeries retrouvent ainsi la solidité
nécessaire pour la poursuite des travaux, et les parcs de
résidus en sont d’autant réduits.
À la surface, les compagnies minières ont l’obligation
d’assurer la reprise de la végétation pour redonner
un aspect naturel au site. Les surfaces décapées sont
remblayées et des arbres sont plantés.
Certains résidus qu’on ne peut utiliser dans le remblayage
sont stockés dans des parcs à résidus miniers.
On s’assure alors que ces parcs soient imperméables
et sécuritaires afin que l’environnement ne soit pas
contaminé. Dans certains cas, on a même transformé
d’anciens sites d’exploitation minière en parcs
publics. Ainsi, le Jardin botanique de Montréal est en partie
aménagé sur le site d’une ancienne carrière.
À Rouyn-Noranda, le groupe environnemental Canards Illimités
s’est associé à des industriels pour transformer
un parc à résidus miniers en aire de nidification
pour les oiseaux migrateurs.
La recherche est aussi très intense dans le domaine de la
restauration des sites miniers. Pour le projet Raglan, situé
dans l’extrême nord du Québec, il est prévu
d’enfouir les résidus dans le pergélisol. À
l’état de congélation, ces résidus ne
pourront ainsi contaminer les sols environnants.
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