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À l’étape de la fusion, le concentré
de cuivre, de zinc, d’or ou d’argent est chauffé
à des températures dépassant les 1 000
°C. Cette fusion permet d’obtenir un métal
d’une plus grande pureté. À ce moment, le métal
obtenu est moulé en lingots ou en anodes, selon le type de
métal et le type d’utilisation qu’on en fera
par la suite.
Les boulettes, les lingots et les anodes sont expédiés
par camion ou par train vers les usines de transformation. Ces usines
sont situées à proximité des centres urbains.
Elles sont aussi regroupées dans un même secteur industriel
afin de partager entre elles l’énergie disponible.
Ainsi, les usines de l’est de la région de Montréal
ainsi que de la région de Sorel-Tracy sont alimentées
par des lignes hydroélectriques qui ont été
aménagées pour répondre à leurs besoins
énergétiques.
Le circuit de la transformation
Concentration de cuivre en anodes

Les minerais, même concentrés, ne
sont pas encore utilisables, ils doivent subir une autre étape,
celle de la transformation industrielle.
Certains concentrés subissent leur première
transformation sur le site d’extraction. Une partie du cuivre
extrait en Abitibi-Témiscamingue est transformée
à la fonderie Horne de Rouyn-Noranda. Au départ,
le concentré produit dans les concentrateurs des mines contient
environ 24 % de cuivre. À la fonderie, le sulfure de
cuivre est d’abord « grillé »
ou oxydé dans un réacteur afin d’en éliminer
le soufre qui est recueilli pour former de l’acide sulfurique.
La « matte » ainsi obtenue contient environ
70 % de cuivre; elle est ensuite acheminée au convertisseur
où le cuivre atteint une pureté de l’ordre de
98 %. L’étape suivante est le four à anodes
où le cuivre est fondu et moulé après avoir
atteint une pureté de 99,1 %. Les anodes de cuivre peuvent
être affinées à Montréal-Est
(Affinerie CCR), par électrolyse, pour atteindre un
taux de pureté de 99,9 %. Si cette étape augmente
de moins de 1 % la concentration de cuivre, elle fait cependant
doubler sa valeur marchande puisque les utilisateurs exigent ce
taux de pureté.
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Boulettes de fer
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Boulettage de fer
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Il faut dire qu’une bonne partie des « impuretés »
qui constituent le 0,8 % restant sont très rentables,
car il s’agit d’éléments ayant une valeur
commerciale comme le sélénium et le tellure.
D’autres concentrés produits au Québec sont
expédiés dans des usines à travers le monde
où ils sont transformés en produits utilitaires. Plusieurs
sont envoyés à des usines québécoises
de première transformation où on leur donne la forme
nécessaire à leur utilisation industrielle.
À Sorel, par exemple, les installations de la compagnie
QIT-Fer et Titane reçoivent, par bateau, l’ilménite
concassée en provenance de Havre-Saint-Pierre sur la Côte-Nord.
L’ilménite est transformée en scories de titane
et en fer de refonte qui sont expédiés vers les usines
de transformation finale.
Une autre partie de la production de minerai est
exportée par bateau vers des usines de transformation situées
en Europe et en Amérique du Sud, ou encore par train vers
les usines américaines. La valeur des exportations québécoises
de minerai se chiffre annuellement entre 1,5 et 2 milliards
de dollars.
Il y a même des concentrés de minerai qui sont importés
au Québec. Comme l’électricité est disponible
en abondance et à des coûts relativement faibles, des
alumineries se sont installées à proximité
des barrages hydroélectriques. Le minerai d’aluminium,
la bauxite, provient, entre autres, de la Jamaïque. La bauxite
est ensuite transformée en alumine dont on extrait l’aluminium
par électrolyse.
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